Partager l'article ! Mars 2010 : Brésil, état de Bahia, La Baie de Tous les Saints.: A Baïa de Todos os Santos Allez assez picolé, la f ...
La Licorne autour du Monde
A Baïa de Todos os Santos
Allez assez picolé, la fête ça suffit on va faire un tour très cool dans la Baie de Tous les Saints.
Je vous situe: la Baie la plus grande du Brésil, plus de 1000 Km² fut découverte par Amerigo Vespucci en 1501, un an après la découverte du Brésil par Cabral. Evidemment un 1er novembre, le navigateur ayant une imagination peu dévelopée l'a dénomma....: Baie de Tous les Saints.
Véritable havre de paix, malgré la Cie Petrobras (le Total brésilien) qui tente de l'explorer, la sonder, la forer, en un mot la dénaturer, heureusement plus de 50 îles et 80% des berges y sont protégées.
Voili le plan, enfin la carte….
Salavador ferme la baie à l'E l'île d' Itaparica à l'W.
De Salvador on va doucement se déhaler vers le Nord du côté de l’île de Os Frades (les frangins) avec la petite perle de Bom Jesus au septentrion. Puis après je vous emmène flâner vers la rivière Paraguaçu (à l'W,..... à gauche) , un très beau fleuve qui nourrit la baie ; puis ce sera une escale du côté de la grande Itaparica qui fait face à Salvador et garde l’entrée Sud Ouest de la Baïa
Les îles du Nord de la Baie.
A 15 milles de la « gran ville », Os Frades propose deux mouillages, un au Sud isolé protégé par une digue sur le devant d’une belle plage, et avec en toile de fond, les gratte-ciels de Salvador.
Salvador dans le SE.
Un au Nord, en regard de l’île de Bom Jesus, qui possède un petit village fleuri où la vie s’écoule au rythme des Bossas et des Caïpirhinas. Après la frénésie de Salvador, ici, au calme on se ressource. On se prélasse à regarder les couchers de soleil, les oiseaux, la végétation toujours aussi superbe.
Village de Bom Jesus.
L'ane et le flamboyant.
Rue du dolce farniente.
Quand même ces palmiers, … quel décor !!
et on gambade dans le village entre deux baignades, entre deux balades sur la plage, à discuter le bout de gras avec les crabes, les sternes et autres autochtones plus ou moins loquaces, tout en cueillant des coquillages.
Sterne discutant le bout de gras.
Autochtones locaces...
Bateau fleuri.
Crabe en quête de convivialité.
Jolis Strombis
Arcas Bellas.
L’eau dépasse les 30 voire les 31°, mais trop limoneuse pour espérer chasser quelques poissons qui batifolent autour du bateau. On regarde les pêcheurs et leurs pirogues faire le boulot. Pêche à l’épervier, au filet, à la palangrotte mais aussi, à la dynamite. Ici bien qu’interdite, cette pratique ne semble pas exceptionnelle… incroyable ce que cela provoque dans La Licorne. On a l’impression qu’un énorme marteau vient frapper la coque. C’est encore un bon cliché du contraste brésilien, entre douceur, et dynamite.
A bord ou......
au bord de l'eau, le lancer de l'épervier est toujours un geste auguste.
Debout dans une pirogue, la pose du filet est ( casse gu......),....plus facile à photographier, ... de loin.
Le port pétrolier de l’île de Madre de Deus, à quelques encablures, rappelle notre virée vers Porto Suape, lors de notre descente vers Salvador. Mais il est suffisamment éloigné et bien élevé pour ne pas perturber et polluer notre mouillage, ni contrarier nos siestes. Le balai de ces grands bateaux sur fond de forêt tropicale est insolite.
Port de Madre de Deus.
Pour faire court, résumons en argotant sur la dureté et l’incroyable difficulté qu’il y a ici,…. de respirer…… de vivre,… que dis-je … survivre…..
et puis ce soleil, qui n'en finit pas de se coucher....... tous les soirs, quoi qu'il arrive.... c'est épuisant....
Interminable coucher de soleil.
Profitons de l’arrivée d’un poto français vivant au Brésil, pour filer du côté du fleuve Paraguaçu.
Le Paraguaçu:
La navigation sur un fleuve est vraiment très cool, belle et sereine, cela nous le savions depuis notre arrivée à Jacaré au Brésil, mais le Paraguaçu semble tout droit sorti d’une plaquette touristique pour une virée paradisiaque et thérapeutique pour agités de notre monde…. En un mot si l’Eden existe il ne peut être qu’à l’image du Paraguaçu….
La Licorne pointe son étrave sur l'entrée du fleuve. (portes du paradis).
La boucle de l'Eden.
Sillonné par des saveiros, ces superbes embarcations en voie de disparition, qui commercent entre les villages, survolé d’ibis rouges qui tracent des traits écarlates sur la forêt, jalonné d’églises, de monastères qui se rafraîchissent les pieds dans l’eau, le Paraguaçu possède de superbes sites où il fait bon, très bon jeter l’ancre….
Saveiro pastel aux couleurs de Bahia.
Ibis Rouges du mouillage de Monte Cristo.
La chapelle aux cocotiers.
Jean Mi aux commandes, devant le monastère San Antonio à San Francisco de Paraguaçu.
Nous mouillons dans le fleuve près d'une petite fazenda qui nous offre ses mangues.
Il n'y a pas de voleur de pomme au Brésil,... faute de pomme .... mais de mangue ???
Nous filons vers Santiago de Iguape, sans carte uniquement en suivant les waypoints qu’un ami voileux a retenu.
Ambiance nilotique, plus qu’amazonienne, la quiétude du site est envoûtante.
La Licorne au mouillage de Santiago de Iguape.
Ici, depuis longtemps se cache un français, Jean Pierre, qui tient une petite pousada et cultive un bout de terrain tout en élevant des chevaux.
Iguape
Sur la piste d'Iguape, la maison du vannier.
Nous remontons le fleuve vers cachoeira et Sao Felix by bus, n'ayant ni waypoints, ni carte sur les fonds.
En route pour Cachoeira.
Sao felix de Cachoeira.
Après quelques jours, on file vers Maragojipe, qui tient son célèbre marché, les samedi matins. Petite bourgade qui s’étale près du fleuve, Maragojipe s’anime et se laisse visiter, aux rires des gosses transporteurs et « brouetteurs » de victuailles qui font la navette du marché au mouillage.
Maragogipe harbor.
Les gosses "brouetteurs"
Le marché ?? suivez moi.
"Oui par là."
On avitaille La Licorne, en dégustant mangues, ananas, acerolas, et autres gourmandises « fruitesques ».
Pour résumer, une petite carte du fleuve , des mouillages et du parcours:
Retour dans la Baie vers Itaparica la doyenne des îles, qui possède de jolis mouillages sur sa côte W.
Ilha Itaparica:
Un dernier salut aux élégants Saveiros.
Inutile de vous dire que si la Baie compte de nombreux îlets, une bonne partie sont privatisés et accaparés par les gros bonnets salvadoriens, qui viennent ici en week-end, et en « lanchas » (grosses vedettes à moteur type Chris-craft, Flyer, Riva, ….).
Petit cabanon secondaire sur fond d'Itaparica....
Près d'une plage somme toute assez banale,..... on découvre par hasard une petite cascade bien fraîche, qui nous ravit.
Plage banale dans le canal d'Itaparica.
Non, non ce n'est pas Soubirou dans la grotte, mais Jean Michel sous la cascade...
Lors d’une virée en annexe à Cachoes, en face sur le continent, on découvre un surprenant terrain de foot ? water polo ? ou peut être les deux selon la marée…..
Au Brésil ? un village sans terrain, est un parjure, une ineptie, c’est inconvenant, incongru, et même impensable.
Je vous laisse là, et vous quitte à regret, mais il se fait tard, c'est l'heure de la Caïpi, dans quelques minutes on ne verra plus rien, la preuve:
La prochaine fois, je vous emmène du côté de Porto Seguro, région où Cabral accosta en 1500.
Un dernier souvenir de la quiétude de la Baie de Tous les Saints avec cette photo de Bom Jesus, ce pêcheur en pirogue, et ce vrai oiseau bien que faucon....
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