Bienvenue sur le site "La Licorne", qui depuis Mi Mai 06 caracole sur les ondes marines, avec pour finalité une petite boucle ou circumnavigation.

Il s'agit de tenir au courant les amis, les proches, et les mordus de voyage, de pouvoir situer le bateau, et retrouver quelques ambiances via quelques sgribouilles sur les endroits visités.( pour être tenu au courant il suffit de s'inscrire à la News Letter).

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Tunisie suite Septembre 2006 :
 
Je vous est laissé fin juillet dans le port de Yasmine Hammamet (jumelé au port de Golfe Juan), après une virée dans les belles villes du Sahel Sousse, Monastir, Kairouan, et El Jem. Port où La Licorne s’est reposé durant tout le mois d’Août.


Vous vous souvenez de la célèbre marina truffée de superbes hôtels:

 
 



 

Après un mois de boulot en août à Mouans Sartoux, où j’ai eu plaisir à retrouver la famille, les potos, et les patients,.. j’ai retrouvé avec Sophie ma fille préférée,et sa cop’s Cecilia

, début septembre mon fringant destrier, qui piaffer d’impatience pour reprendre la mer.
 
Parti d’Hammamet, plein sud avec Éole toujours contraire à notre destinée, acoquiné cette fois avec Zeus qui nous a gratifié de nombres orages et éclairs sur notre route vers les îles Kerkennah. Ces îles plates  longent la côte nord est du golfe de Gabes, pourtant distantes de plusieurs Kms (de 20 à 35 Kms) , elles restent difficilement accessibles du fait d’une profondeur d’eau faible.
A plus de 2 Kms il reste poins d’un mètre d’eau… à tel point qu’un chenal balisé et dragué régulièrement sur 40 Kms de long permet aux petits bateaux de moins de 4 m de tirant d’eau de rallier Sfax, le grand port du coin sur le continent.
 
Ce chenal est envahi d’algues vertes qui flottent comme sur la mer des Sargasses, et ont un gros avantage, celui d’amortir la houle qui vient du grand large. Donc ce chenal est le plus souvent tel un grand lac quelque soit les conditions météo. Et c’est pourquoi je pointe le nez de La Licorne, après plus de 20 heures de torgnoles.  Content d’offrir un peu de repos et calme aux filles, qui je dois l’avouer sont restées stoïques et courageuses.
 
Décidément il est vrai que le bateau n’est guère compatible avec quelques jours de plaisance. Il faut du temps, pour faire de belles Nav, et de préférence du « beau » temps.
 
Donc 24 H de repos entre les îles que l’on n’aperçoit même pas dans l’est.

Puis nous filons vers Sfax, le plus grand port de pêche tunisien. Je tiens à rester hors du port, et prétends une avarie moteur aux autorités, Garde Nationale, Police des frontières, Douanes, afin de décliner leur pression à venir m’amarrer au port de pêche. Je suis content de cette ruse car nous avons la joie d’être accompagné par un couple de grand dauphins jusqu’au mouillage à moins d’un mille de l’entrée du port. J’ai même pu pour la première fois me baigner avec eux, malheureusement ne pouvant les voir tourner autour de La Licorne l’eau étant trop trouble, mais Cecilia et Sophie semblaient ravi de cette rencontre. C’est toujours magique et mystérieux de voir évoluer ces superbes machines à nager, qui semblent si proche de nous si proches de notre conscience collective.

Bref petit frisson avec nos amis delphinidés.

Pour la petite histoire, dans le grand port de commerce j’ai la bonne idée de jeter dans une poubelle l’appareil photo, qui va passer une chaude nuit au risque de finir dans une décharge. Mais certains Dieux protègent quand même ce voyage, et c’est avec une certaine joie, que Sophie récupère le Nikon le lendemain.

Sfax donc grand port à la fois commercial où viennent les gros porte containers, et autres pétroliers, et port de pêche où plus de cinquante chalutiers se partagent les quais.

 

(Nous sommes loin des marinas proprettes de Hammamet ou El Kantaoui, ici ça fleure fort la sardine, et les eaux du port sont aussi transparentes et limpides que la soupe aux pois que l’on mange dans le coin. Ça cogne sec, ça débouche même les naseaux de La Licorne, qui comme moi préfère les mouillages, car bien sur notre ruse n’a pu se prolonger et nous accostons en bout de panne, dans le coin des petits pêcheurs.


Ces derniers restent un tantinet réticents à notre venue, et il faut donner son avis sur la politique de Bush au Liban, pour qu’enfin quelques sourires éclairent ces visages burinés par le soleil et le sel. Il faut avouer que je ne me suis guère forcer, pour donner mon avis sur le maître US. (fanatique ma non troppo..).



Donc Sfax ville industrieuse et artisanale n’est guère fréquentée par la gente touristique, et sa médina et se souks ont un petit parfum d’authenticité qui est bien sympa. Je retrouve mes sensations magrébines vécues il y a 30 ans au Maroc. Les filles sont ravies, et nous errons pendant 2 jours dans la deuxième plus grande ville tunisienne. 

Sfax: Entrée de la Médina.

 


Sfax , Sfaxiens dans la médina.

 

Sfax : troupeau de taxis.

 

Nous profitons de cette escale pour louer une auto et filer plein ouest vers le désert, l’oasis de Tozeur, le fameux chott (plateau salé) El Djerid, et les oasis de montagnes.



Bien vite nous sommes tombés sur les vaisseaux les plus souvent rencontrés dans cet océan minéral, à savoir les dromadaires

 

Il faut savoir que le bestiau a une très faible consommation aux cent milles, en flotte… il est par contre gros mangeur et il n’est pas rare dans le Sahara de croiser des caravanes chargées voire surchargées de grosses bales de foin. Fin de la parenthèse.

Tozeur caractérisé par une architecture en torchis est vite parcourue par l’équipe,

Tozeur

comme son oasis de palmiers dattiers.

Palmeraaie de Tozeur.

Nous fonçons maintenant vers le chott grand comme un département, plat comme un lac, sou poudré de sel, il n’a pas la blancheur des lacs salés andins, mais restent le siège de superbes mirages.

 

Le Chott vu du Djebel Mandra.

Nous retournons vers Sfax via les montagnes et leur superbes palmeraies, qui semblent se blottir prés des ravins, et collines ocres du Djebel Mandra (montagne Mandra) Chebika ,

 

Chebika les sources.

Tamerza, 

 . Djebel Manda Oasis de Tamerza.



Après cette petite virée au gout de sable et sel, le retour vers Sfax, puis la navigation sur Hammamet pour ramener à bon port bien sûr les minettes s’est bien entendu fait contre le vent mais sans gros problème.

 
Et c’est donc avec le retour de ma fille préférée que je vous quitte, avec ce beau couché de soleil vu de La Licorne.

 

 










  
  
  

 

 

 

 

 

 

27 Juillet 2006-07-27
Le Golfe d'Hammamet, les villes du Sahel.

La baie de Tunis termine la côte nord de la Tunisie par le Cap Bon qui pointe son doigt sur la Sicile. Deux cents Miles nautiques environs 360 Kms, jalonnent la côte Est tunisienne avant d'atteindre l'énigmatique Lybie.
Cette côte comprend 2 grands golfes: celui d'Hammamet une fois le Bon Cap franchi, qui s'étend jusqu'à Monastir, puis le golfe de Gabes qui comprend les îles kerkenna et Djerba la douce. Entre les deux la région appelée Sahel.

Donc une fois sortis de Sidi Bou Said nous rejoignons tranquillou le Cap Bon

puis la cité d'Hammamet



sise à 3 miles au nord de sa nouvelle marina dénommée Yasmine où je compte laisser tout le mois d'Août La Licorne. ( Eh oui, il faut bien bosser un peu,... Un mois par an c'est déjà pas mal,.. hein ?... non ? ... bon j'arrête, car je sens le regard meurtrier des copains sur ma nuque...brrrr... Ça me glace .., mais j'avoue que par cette chaleur c'est plutôt sympa.)

Donc après une vraie journée de voile (enfin) on mouille devant la Medina (vieille ville fortifiée)  presque sur la plage où les pêcheurs tirent leurs pointus .

 Petite virée pour quelques emplettes, puis on file vers Yasmine afin de préparer l'escale aoutienne.

Notre but étant de pousser jusqu'à Port El Kantaoui 30 milles plus Sud afin de rayonner vers Sousse, Monastir, Kairouan et El Jem les belles villes du Sahel (région entre les 2 golfes sus-nommés).

L'arrivée au Port El Kantaoui est un peu folklo avec ses pseudo bateaux PPC (Pirates Promène Couillons)


mais le port est joliement entouré de maisons, très Port Grimaud mais en Bleu et blanc


Très bien équipé, on y trouve même une laverie automatique qui marche. Revers de la médaille très prisé des touristes, et des autochtones, on se croirait à St Tropez sur le port, avec Sénéquier en moins et Habib l'arnak en plus. Non, je rigole, car les prix restent corrects si on discute un peu.

La journée de port est aux alentours de 20 Euro, ce qui est 3 fois moins cher qu'à Cannes et 5 fois moins cher que dans les marinas sardes.
Au fait, on a fini par savoir pourquoi celles-ci restent peu fréquentées. Le gouvernement régional a depuis cette année voté une taxe sur les bateaux de plus de 14 mètres, au minimum de 1000 Euro !! heureusement que nous n'avons pas mis les pieds (la quille serait plus approprié) dans un port sarde.
Donc revenons à port El Kantaoui, où pour la petite histoire je suis content de retrouver une prise de 220V au quai, car j'ai un petit pb sur mon alimentation électrique. (en fait un simple cable à changer a redonné toute son ernergie au bateau).

Venons en aux villes du Sahel :

Sousse d'abord, le gros port du coin qui s'étale tout le long de la côte jusqu'ici avec hotels de luxes et autres palaces touristiques. C'est une ville plutôt sympa pour cette taille nous la visitons en VTT car proche d'El kantaoui ( 6 Kms) . Trois trucs à voir Le Ribat, La maison Dar Essid et le musée archéo et ses mosaiques romaines et puniques.

D'abord le Ribat , à la fois fort et lieu de culte datant du VIIIe siècle où la population venait se réfugier en cas d'attaque Byzantine par la mer, ou Berbère par les terres.

Forteresse avec une grande tour de vigie très appropriée pour la vue sur la mosquée , le port et la médina.


Dar Essid est une maison de grande famille qui peut se visiter moyennant quelques dinars (Photo)

Ensuite une balade dans la médina est de mise, car très belle bien trop occupée par les échoppes touristiques. Ruelles et Mosquées à leurs détours sont tès joiles.



Le musée dans la Kasbah, 2e collection de mosaïques puniques et romaines après le Bardo, vaut la visite. Le Dieu Océan Trône avec la Méduse et autres pêcheurs.

le dieu  Océan et ses habitants.

La méduse à têtes de serpents.



Enfin la plage mérite le détour afin de retrouver sérénité et un peu de solitude.....



Et si vous êtes paresseux ou anéantis par le soleil, vous pouvez toujours prendre un tuk tuk pour faire votre virée.



Passons à Monastir ancienne phénicienne qui devint romaine qui tire son nom du Monastère qui longtemps géra la vie de la cité.

C'est aujourd'hui la ville du Combattant Suprème : l'ancien président Bourguiba.
Son mausolée vaut par son architecture et son raffinement, celui du Roi Mohamed V au Maroc à Rabat.

Le Mausolée de Bourguiba,   .. somptueux...

Ci-git le Combattant Suprème.



 Le Ribat transformé en salle de spectacle en plein air est superbe.



Le cimetière Sidi El Mezeri impressionant


Là encore port et plage sont à voir.
La marina de Monastir.
La plage avec le Ribat  en toile de fond.




 Quittons la côte et ses ports pour rejoindre El Jem petite ville en plein Sahel qui recèle 2 étonnantes curiosités. Tout d'abord un gentil petit collisé qui fait passer les arènes d'Arles et de Nimes pour de gentils petits bacs à sable.... aussi grande que celui de rome cet amphithéatre est encore en superbe état.



Amphithéatre d'EL Jem.


Ensuite son musée qui détient outres quelques superbes mosaïques, une domus africa romaine qui nous plonge au début de notre ère chrétienne.

Maison romaine,... comme là bas... du temps des Césars et Obélix...






 Kairouan la ville aux 300 mosquées (ce qui est très éxagéré) est la capitale spirituelle du pays, et la premiére ville musulmane. C'est aussi la ville des tapis, la plus visité du pays. En fait Kairouan nous a fermé nombre de ces édifices religieux du fait de l'heure tardive de notre visite. Réputée pour sa superbe mosquée,...



Kairouan nous a charmé par sa jolie médina,ses tapis et la maison du gouverneur au superbe plafond.

La médina
bis repetita placens

Li Tapi Monzami.

Plafond de bois peints de la maison du gouverneur.




Pour finir cette tournée sahelienne, un petit coup d'oeil à Mahdia blotti sur la presqu'île du cap Afrique, qui possède le cimetière marin le plus étonnant qui soit près du phare, autour d'un petit port phénicen encore utilisé, Mahdia est vraiment une superbe bonne surprise. Je vous laisse ici à Mahdia musarder entre ces quelques clichés à rendre jaloux Georges à Sète.

Mahdia la médina
Cap Afrique
             
Le port phénicien.



A binetôt

Mi Juillet 2006

De Cagliari en Tunisie, de Capitale en Capitale.

 

De capitale en Sardaigne il n'est point puisque la Sardaigne est italienne; mais capitale est Cagliari pour la 2e plus grande île de méditerranée. Premier port commercial, centre administratif siège du gouvernement régional, ville la plus peuplée avec plus de 200.000 habitants, centre universitaire, humanisée depuis l'aube des temps, après la préhistoire nuragique les vagues successives d'envahisseurs grecs, phéniciens, romains, étrusques, puniques témoignent de la position stratégique de la cité.

Après l'avoir conquise, violée, dominée, comme il se doit, le conquérant a laissé trace de son passage, et ainsi fait de Cagliari une ville riche et colorée.

Le port énorme qui commerce avec toute la méditerranée, est trop gros pour nous et nous préférons mouiller à quelques encablures au Sud Est, aux portes de Piccola Marina del Poeto.

(à gauche sur la photo).

 Mais de poète il n'y en a point, et nous assistons atterrés à la défaite des bleus face aux italiens, et le coup de « boule « de Zizou nous fait décamper discretos, alors que la liesse s'empare des tifosi qui exultent ! 

C'est au mouillage que nos potos mouginois Gannassiens nous rejoignent sur Notos leur superbe Yacht. Retrouvailles sympa qui nous permettent de trinquer à nos futures épopées maritimes.

Donc Cagliari belle italienne, nous offre face au port, ses belles façades de la Via Roma

 et son Palazzio Municipal du début du XXe très gothigo-aragonais,...

( y en a qui aiment,...).

Plus intéressante la Cathédrale de Santa Maria très baroque est unique,

 nef et absides superbement décorés

 

(beau plafond n'est-il pas ?)

, crypte qui dégouline délicieusement de stuc ciselé, sculpté, ouvragé à merveille,

 

Même si la sobriété romane a mes préférences, et me semble plus apte au recueillement, il faut avouer que le gothique est parfois impressionnant.

 

La vielle ville très méditerranéenne, 

 parsemée d'églises, et surtout son musée archéo, juché sur la colline de la forteresse (ma la foto e interdito,... non , vietato, alors.).

Nous parcourons la vielle cité avec les Ganassi avec arrêt obligatoire au grand magasin Rinascente,

 le Galerie Farfouillette Sarde.

Au soir ripailles avec pizzas made in board (si si Alain a même un four à Pizza à bord !.... j'te jure!) afin de fêter ses dernières heures, car demain c'est le grand bond, le grand départ, vers l'Autre, ...l'autre monde, univers, continent, pays, l'autre côté de la grande flaque : Mare Nostrum.

C'est l'Afrique là bas, un monde étrange où le clocher fait place au minaret, où le café cède la place au thé à la menthe, où la pizza se fait couscous, où la plage fait des milliers de kilomètres, où après un dernier « Ciao, Ciao Bella, arrivederci » les Salamalecum sont de mises, où le marabout et le dromadaire sont chez eux. Et où il faut bien vous l'avouer j'adore me retrouver. ( Carole, Francis, Marc, Patrick, Christiane, et quelques uns me comprendront).

En fait de grand bond point n'en faut mon bon prince, un nouveau petit saut de puce suffit pour atteindre l'autre bord.

La Sardaigne est à portée d'étrave, quelques 120 Miles nautiques suffisent pour rejoindre le golfe de Tunis, la distance séparant Cannes de Girolata.  le Sarde est plus proche du Tunisien que du maffieux sicilien !! j'te jure!.

Bon, le conflit « Esbolah - Tsaal » (s'cuse l'hortaugraffe...) qui déchire le pauvre Liban, n'est guère propice à voyager vers l'orient musulman, mais Re-Bon, s'il faut attendre le survol de la Colombe sur le monde pour parcourir celui-ci, mieux vaut être descendant de Mathusalem.... et encore.

Bien qu'Eole ne nous soit guère favorable comme d'hab, cette petite navigation est agrémentée et animée par :

 1) les puffins qui nous accompagnent 

(Le Puffin est un animal à poil plumeux.....)

 2) la traversée du chenal des Gros C? (entendez par là les tankers, pétroliers, porte containers, et autres monstres, qui passant d'un bassin méditerranéen à l'autre cheminent obligatoirement dans ce chenal de quelques miles.

 

Mieux vaut éviter de leur passer sous les moustaches car leur vague d'étrave est de taille...

 

3) la prise d'un bon petit thonidé blanc de 8 kg au peson, qui nous garanti notre ration protidique pendant quelque temps.

(On en a encore ... t'en veux ?)

L'arrivée sur la golfe de Tunis est par contre assombrie par le toussotement à 2 reprises du moteur, de quelques secondes insuffisantes pour stopper le moteur, mais suffisantes pour m'inquiéter : 150 heures de moteur au compteur, c'est quand même un peu jeune pour une première panne.

Donc Sidi Bou Said est bien venu, sis aux pieds de Carthage et quelques kilomètres de Tunis. (La 2e capitale,... Du titre,... vous suivez ?) Ok.

En fait après un rapide coup d'oeil sous le capot, l'encrassement des pré filtre et filtre semblent être la cause de la toux de l'Iveco. Encore ces P... de bactéries qui colonisent mes réservoirs. Un traitement par karcher, et bactéricides chimiques des années passées, semble avoir été vain.

Après cogitation, et quelques essais en tubes (petites bouteilles d'Evian en l'occurrence), je penche définitivement pour une céphalosporine de 2e génération qui rend mon trouble gasoil aussi limpide que l'urine de nourrisson.

Donc Sidi Bou Said est une super escale, et ce pour trois raisons :

Primo, les filtres (non sans mal aux jarrets) sont trouvés, dénichés, dégotés, in vélocipedus à Tunis, 40 Kms A-R, ce qui nous permet une petite virée dans la capitale, et de refaire ronronner notre Iveco de moteur.

Secundo, Sidi Bou Said, agrippé à sa falaise, dominant son port est ravissant (j'te jure !). Tout de blanc et bleu vêtu, avec un petit côté Chechaouen pour ceux qui Knows, le village embrasse tout le golfe de Tunis avec La Goulette et Hamman Lif en arriére plan. 2 escales obligatoires dans ses ruelles,

, le café des nattes,

 le bien nommé, et le café des délices et ses terrasses avec vue imprenable.

 C'est d'ici à SBS que les couleurs Blanc&Bleue sont devenues symbole de la Tunisie.

 

Tertio La Mosquée en allant vers Carthage près du Palais présidentiel , nous présente une roseraie digne des milles et une nuits,...

Quarto Tunis et ses millions d'habitants, nous ouvre sa superbe médina

 

 

 et son souk d'enfer avec sa multitude, ses odeurs dans la fournaise où il fleure bon l'orient.

La grande ville est belle avec des places superbes,

 

 

 

des allées magnifiques, presque elyséennes,

 

Enfin et peut être surtout Carthage, sublime cité punique qui a fait durant des siècles la nique à Rome (s'cuse j'ai pas pu m'empêcher...). Phénicienne créee selon la Légende par Elissa Didon la princesse de Tyr au VIIIe avant JC.

Bon ben des photos vous n'en aurez pas, because après une malencontreuse manip, et bien de virtuelles les photos sont devenues irréelles.

Je vais tenter de vous décrire la superbe Carthage et son million d'habitants qui, avec Hannibal, a bien failli faire tomber Rome. Sur la côte Ouest du golfe la colline de Byrsa telle l'Acropole d'Athènes domine sa cité, vaste esplanade entourée de palais et temples puniques. A ses pieds la grande ville très organisée et bien dessinée s'écoule jusqu'à la mer.

Tout en bas à travers les colonnes vous découvrez les fameux ports de Carthage. Le premier vaste rectangulaire de plusieurs centaines de mètres, abritant les vaisseaux qui traversent la grande Marre Nostrum commerçant avec L'Egypte, Tyr , Le Pyrrhée, la Crète, les Etrusques la Sicile, la Sardaigne et Rome. Il se prolonge par un canal étroit qui débouche sur un port de guerre circulaire, énorme, centré par une île où plus d'une centaine de galères trouvent refuge. Incroyable l'île centrale est équipée d'une trentaine de cales où peuvent être halées les galères de guerre afin de carénage ou autres réparation.

Incroyable, installation portuaire, une maquette nous montre la puissance navale de Carthage. On comprend mieux les raisons de la domination de la cité. La maquette nous montre toute la zone centrale sur l'île comme le pourtour est couverte... toiture de tuiles... pour cent galères,?. pour se protéger...  de la pluie ?... ici ...non pas la neige, ?.. Ah peut être pour se planquer des romains et leurs satellites... quoi qu'à cette époque... les satellites romains... Y en avaient pas beaucoup et z'étaient pas très efficaces...

 De nos jours la colline de Byrsa accueille le musée très riche en mosaïques, sculptures et poteries puniques, puis romaines. Car Rome a fini par faire plier la cité africaine juste après JC, et a eu l'intelligence de ne pas tout détruire. Elle a gardé Carthage et l'a même embellie en nombreux palais et temples.

En apothéose de cette présence l'empereur Antonin a fait construire des thermes qui restent un des vestiges les plus impressionnants de Carthage tant par l'importance et la taille des structures, que par la qualité technique de cette véritable station hydrothermale, parcourue de canaux , d'eau chaude froide, vapeur,..

Voili Voilà je m'excuse pour les non vues, les photos perdues, et ce verbiage quelque peu rébarbatif sur Carthage la punique. (terme romain pour qualifier les carthaginois).

A bientôt.

Pardon ?... le Bardo ? .... et bien non je ne vous ai pas raconté le Bardo, ...pourquoi ? ... et bien parceque le Bardo qui est le plus grand musée archéo de Tunisie, se situe au Sud-Ouest de Tunis. Et alors ? et bien Sidi Bou est au Nord-Est.  et re alors ? il fait chaud.... le VTT,... ça donne soif,... et puis y a pas de bierre ici, enfin elle est pas terrible.... Non en fait le Bardo il est prévu en fin de parcours tunisien juste avant de "reviendre" à Cannes fin du mois. Alors, je vous raconterai le Bardo...

La Barbagia est non sans raison une des plus belles régions sardes.  Située sur la moitié Est, à mi-hauteur de l’île.

Très forte en gueule avec son golfe d’Orosei bordé de falaises abruptes, son parc national de la Gennargentu dominé par le Supramonte, avec Nuoro, Dorgali et Orgosolo comme cités bien typées.

 

Vaste encoche de plus de 60 Kms sur la façade Est, avec un seul port Cala Gonone, le golfe d’Orosei est à la merci de Neptune qui de l’Est vient se fracasser sur ses hautes falaises calcaires dominant l’azur sur plus de 300 mètres.

 

Cala Golone

 

En fait ce golfe très exposé n’aurait que peu d’intérêt s’il n’était jonché de trous, cavernes, grottes à hauteur de vague et de sable, et baigné d’une eau cristalline du plus bel effet.

 

De Cala Golone chaque jour une bonne trentaine de bateaux s’élancent bondés de curieux à la découverte des grottes du Bue Marine, de Cala Luna et autre plage telle Sisine ou Mariolu.

Si ce vacarme gâche un peu l’ambiance et a surtout fait fuir les locataires du coin : les phoques moines, il n’en reste pas moins qu’un petit coup d’œil sur les dizaines de grottes est un régal.

 

 

Photo prégrottos et intra grottos....

 

Cala Luna est une plage cernée de falaises, décorée de lauriers roses, roseaux verts et sable blond, et ornée de 6 belles grottes à explorer.

 

 

 

L’eau est ici d’une rare clarté où 8 mètres de fond semblent à portée de main.

 

Parmi les autres plages (cala) Goloritze est remarquable par son aiguille rocheuse.

 

 Cala goloritze.

Le calme des éléments météorologiques nous permet de laisser la Licorne pour aller visiter toujours « sul scooter » (mais non pas le même ! .. un autre Vespa est son nom,… faut suivre les gars ! et j’en vois un qui ronronne au fond..)

La région de la Barbagia . Dorgali, ses fromages, tapis et ses châles en soie ne veut nous accueillir « domenica e tutto chiuso qua» comme à londres, par contre une maison ancienne est à visiter et la cour en patio recouverte de citronniers et figuiers est rafraîchissante.

 

Nuoro nous ouvre son musée des masques et costumes, où nous découvrons les très pittoresques et curieux costumes des Mamuthones de Mamoiada qui «représenteraient » bergers et bétail, mais qui laissent un doute sur ce dernier quant à son origine dans l’échelle animale… (masque noir disons de type  humanoide, thorax de laine brute et cloches au collier ?).

 

A Nuoro en escaladant le mont Ortobene à 1000 m on respire un peu de fraîcheur et découvrons le parc national, les montagnes du Supramonte et la vue superbe sur la région.

 

Quelques villages sardes ont la culture « dei Murales » ancêtres de la culture Tag, les villageois peignent sur les murs du village les faits marquants de la cité ou de la vie du coin.

Orgosolo est de ceux-ci.

 

 

 

Murales d'Orgosolo.

 

Bon avant de retrouver l'eau de mer à 28° un bon petit bain de pieds dans la resurgente et rafraichissante  eau de Gologone est de mise:

Au sortir du Golfe d’Orosei sis une marina moderne Santa Maria de Navarrese qui  siège devant une très jolie petite île Dell’Ogliastra complétement vêtue de rouges rochers,  envahie de figuiers de barbarie , et habitée d’une multitude d’oiseaux dont le majestueux grand cormoran.

 

 

 

Ainsi se termine ce petit séjour en Barbagia. Nous sommes aux portes d’Arbatax à mi-chemin sur la côte est de Sardaigne et nous allons filer vers le Cap de Carbonara extrémité SE de l’île.

 

On vous retrouve là bas. Bon vent.

 

 

 

 

 

 

 

 

Olbia se décline en  moules, gros bateaux et avions, la preuve :

 

 

 

Moules en parc et bateau en partance,

Moules en eau et avion en l'air,

 

Gros bateaux .... inanimés...

 

 

 

 

Très animé celui là…

 

 

 

Deuxième port commercial sarde Olbia reste une ville sympa offrant un super abri en cas de coup de torchon éolien, au fond d’un chenal de plus d’un mile nautique.

Possédant un quai gratuit nous y amarrons La Licorne, mais devons déchanter et larguer car la visite impromptue d’une unité de la Marina Nazionale et de la Guardia di Finanza est attendue prompto ! On reprend donc un mouillage dans le golfe à la plage des Salines à 7 Kms de la ville que nos VTT vont parcourir une bonne dizaine de fois.

Mais bon, on sait que les gens du voyage sont souvent mis à l’écart ou au banc … de sable.

 

 

 

Donc Olbia c’est un port avec aéroport voisin et une conchiliculture renommée : ce sont les fameuses moules d’Olbia, exportées dans toute l’Italie.

 

 

 

Nous profitons de cette escale pour chevaucher un superbe étalon-scooter dénommé « Piaggio el bello » pour vadrouiller le long du fleuve Mannu « of course » (en anglais dans le texte), à la découverte du « lointain ouest » (en français dans le texte). Grande belle route qui contraste avec le sinueux asphalte corse. Les paysages sont agricoles et vallonnés.

 

 

 

Plaine du Rio Mannu.... tu descends ?

 

 

 

En fait nous visons la région du Logoduro au sud-est de Sassari, car riche en sites touristiques.

 

 

 

Car sachez le en Sardaigne il y a deux choses à ne pas manquer : les nuraghes et les églises de style romano-pisan, qui parsèment le territoire du nord au sud et d’est en ouest (plusieurs centaines de chaque). Bon on  ne va pas tous vous les montrer rassurez-vous…

 

 

 

 

 

 

La civilisation nuraghique qui s’étend grosso-modo du Xe au V siècles « antéchists », c'est-à-dire la période pharaonique égyptienne n’en a ni la magnificence ni la beauté.

Vous vous souvenez de Filitosa en Corse (non ? alors cf l'article «Corse the End » ) et bien ce sont des constructions de type mégalithique, encore très mal connues  et fortifiées me rappelant un tantinet la froideur de l’architecture inca en moins fignolé.

 

 

 

Je vous montre San Antine un Nuraghe royal très bien restauré avec des chemins de ronde internes où il devait faire bon conter fleurette à sa dulcinée… non ? au mois de février au clair de lune… non  toujours pas ? avec la massue en guise de guitare… bon je n’insiste pas.

 

 

De structure architecturale parfois fort complexe où les habitations  jouxtaient les tours martiales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parcourrons une vingtaine de siècles et découvrons avec ravissement cette fois, les églises, basiliques, prieurés, et autres lieux de cultes de la période romane et s’édifiant dans le plus pure style pisan.

 

 

 

Tiens je vous montre SS Trinita de Saccargia du XIIe s et son beau clocher de 40  m

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(excuses la dominante verte ... j'y suis pour rien)

et San Pietro de Sorres (même époque) qui alterne noir et blanc jusqu’à l’intérieur. Style facilité par la présence de pierres volcaniques partout présentes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je reste toujours coi (si, si) devant la simplicité du style roman et la quiétude qui en émane, pas vous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon retour à Olbia en super-bike-scoot par une douce chaleur de 40° et dix de der.

 

 

 

Bon j’écourte... trop chaud…. Je vais piquer une tête, … puis une petite mousse bien fraîche peut être….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juin 2006

Non, il ne s’agit pas de 2 nouvelles copines, mais d’une île et de l’archipel qui lui est rattaché pour la Maddalena et de la région nord est de la Sardaigne pour la deuxième.

 

La Maddalena comprend 7 îles principales dont Spargi la plus occidentale que je vous ai déjà présenté.

Maddalena fait partie du groupe sud avec Santo Stefano surtout squattée par la marine US, Caprera l’île du grand Garibaldi, et donc Spargi.

Principale en surface et habitat, reliée à la côte, Maddalena approvisionne tout  l’archipel.

 

 

Grand port dominé par la Gardia Vecchia, et jolie cité colorée.

 

Maddalena Cala Gavetta

 

 

 

Nous la parcourons en VTT passant de crique en cala, de cala en baie, toutes plus bleues et turquoises les unes que les autres. Tiens je ne vous en montre qu’une, juste pour ne pas vous saturer en jolis clichés cartes postales.

 

ma che bella la vita no ?

 

Après Maddalena nous allons visiter la dernière demeure du grand homme qui a unifié l’Italie : Giuseppe Garibaldi

 

.

 

Le musée est bof, bof, la maison plutôt jolie.  Mais Caprera l’orientale est aussi le site choisi par le Club Med, et comme d’ « hab » l’endroit reste plutôt bien choisi.

 

Le club

Le village fait de huttes africaines, occupe toute la presqu’île sur la gauche, avec la Maddalena en toile de fond.

 

Santo Stefano a pour principal avantage de posséder le mouillage le plus près du port de la Maddalena et restera le nid que nous choisirons comme base de nos explorations velocyclopédiques. Abritant une carrière que j’ai dénommé la carrière du beau Marin.

 

 

Quand au groupe du Nord parqué en réserve naturelle, il comprend 3 îles Santa Maria , Budelli, et Razzoli qui laissent entre elles le fameux passage de l’homme mort.

 

Passo del Secco del Morto.

 

 

Assez envahies la journée elles laissent quelques bateaux au mouillage le soir  qui n’ont plus que goélands et cormorans avec qui deviser.

 

 

 

Ce bel archipel nécessite un permis pour être parcouru en bateau, véritable clearance de 200 euro pour 2 semaines, mais avec des restrictions comme celle de ne pouvoir mouiller qu’une seule fois la nuit dans la réserve.

Néanmoins si c’est le prix pour préserver ce coin encore naturel, qu’il en soit ainsi, car c’est un vrai régal pour les « mirettes ».

 

 

Réputée très chère comme sa voisine Smeralda pour cause de Jet Set, La Maddalena s’est montrée plutôt sympa pour qui sait éviter les pièges à Toutou. Ce qui a était notre cas jusqu’au jour où il a fallu faire venir un électricien soit disant aux mains d’or, ce qu’au début nous ne comprenions pas,…. Mais qui nous a vite mis au parfum (Chanel  au minimum) , et expliqué pourquoi… sont vraiment en or ses mains, ses outils, tout, tout… et les pièces de rechange … aussi….même celles en plastique...

 

 

 

Donc venons en à Smeralda, la Côte Emeraude avec sa capitale Porto Cervo, haut lieu de « Qui veut être un vrai V.I.P. », à qui veut en « jeter » en  Jet Ski et appartenir à la Jet Set.

La Smeralda c’est aussi la côte qui avec l’Aga Khan comme mécène a su préserver sa beauté avec une urbanisation intégrée dans le paysage.

 

Et il est vrai que pas un immeuble, pas de verrues dont  les côtes d’Azur ou Brava sont parsemées.  Du « Bel Ouvrage mon bon Ami. »

Bon, c’est sur je n’ai guère vu d’habitation dite sociale, pas d’HLM dans le coin….

 

 

Porto Cervo la St Trop Sarde, reste un charmant village en cette saison, qu’on en juge.

 

 

 

 

Pour le standing voici les seuls Taxi rencontrés…

 

Hep Taxi ...

 

Inutile de vous présenter les modestes  petites boutiques du coin…

 

 

 

A bientôt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CiaoCorsica, Buongiorno Sardegna.

 

 

Donc nous sommes le 6/6/6 n'y voyez aucun signe démoniaque, mais le 06 juin 2006

 

sera le jour où nous avons quitté la France pour quelques temps.

 

 

 

Et donc nous voili in Italia « Ciao Sardegna siamo qui » et nous visons Capo

 

Testa gros promontoire sur la côte nord qui a l'avantage d'avoir un isthme et

 

donc 2 bons mouillages qui abritent bien des vents dominants.

 

 

 

La  traversée au grand largue est rapidos et entièrement à la voile (oui, oui,

 

c'est possible en Méditerranée... Enfin surtout ici dans les bouches de Boni,

 

ailleurs....) Par WNW de force 4 à 5 pour les marins.

 

 

 

Alors Capo Testa choisi uniquement pour ses capacités à nous abriter, a la bonne

 

idée de nous réserver de belles surprises.

 

 

 

Tout d'abord sur le cap il est une ballade intersidérale pour se rendre à la

 

Vallée de la Lune.

 

 

 

 

Etonnant ce site qui semble suspendu dans les temps et l'espace, entouré de

 

rochers découpés par le vent, et habité, squatté par des troglodytes jeunes

 

hirsutes descendants Cro-magnon, artistes sur les bords.

 

C'est le plus chouette camping naturel visité depuis le Larzac en 68. Baba cool

 

Peace and Love.

 

 

 

Le gardien du squat

Singe Totem

 Avec en plus de l?eau?.. douce à la source et  salée dans le ria plutôt accueillant,

 

 

 

N?est-il pas ?

 

 

 

Deuxième bonne surprise la cité Santa Térésa di Gallura jointe via VTT et belle petite grimpette de quelques kilometri.

 

 

 

Santa Teresa di Gallura

Jolie bourgade bien colorée et avec plein de Sardes dedans ! Incroyable?.

 

 

 

 

 

 

 

Les minettes qui rêvent de grand large,

 

 

 

Et les mecs qui rigolent et ont d?autres projets?.

 

 

 

 

 

Après 3 jours sachant que le vent va de nouveau nous rentrer dans le « pif »

 

pour nous empêcher de joindre l'archipel de la Maddalena, je décide de lever la

 

pioche dès 5 heures du mat avant que la mer se lève (elle aussi).

 

Et là commence une petite journée galère, qui fera bien plaisir aux potos qui

 

pensent que la mer c'est cool,  avec plein de plages d'or bordées de cocotiers

 

et belles vahinés.  Que nenni mon bel ami, pas tous les jours.

 

 

 

Donc première embrouille, mon ancre est enrochée ce qui signifie pour les «

 

terriens » qu'elle est coincée dans des cailloux au fond de l'eau noire (vue

 

l'heure) dans les abîmes, et qu'il faut aller plonger pour la décrocher.

 

Au lever du jour attendu avec ferveur dans une eau aux alentours de 17°, je

 

plonge pendant qu'Eole donne de la voix. Bien entendu Neptune en profite pour

 

nous balancer de belles lames de mer sur l'étrave sur notre route vers l'orient.

 

Bon c'est parti quand même... Mais j'ai fait 2 bêtises pour ne pas dire Con...,

 

avant de partir

 

1) j'ai laissé l'annexe (le zodiac) attachée derrière La Licorne et elle est

 

plus que secouée par la mer et  n'apprécie guère les  rodéo ; et

 

2) je n'ai pas rentré dans le bateau les VTT qui sont assurés (attachés) au pied

 

du mât (donc même si je le veux, même si je le dois, je ne peux faute de place

 

envoyer la grand voile... bon, a priori au moteur il n'y a pas de raison, avec

 

ce vent qui se renforce, non «  y a pas de raison », sauf... sauf si le moteur

 

tombe en rade.  Vouai, mais j'y ai pensé toto, je me suis quand même bien écarté

 

de la côte pour ne pas être rejeté et drossé dessus, en cas d'arrêt intempestif

 

du moulin?..

 

Ouai, ouai, mais j?en ai fait une 3e de C?bourde, j?ai pas vérifier avant de

 

partir le niveau de gasoil, et depuis le départ on a quand même fait plus de 70

 

heures poussé par l?hélice. Bon impossible de vérifier le niveau maintenant, ben

 

non dans le shaker je ne vois pas bien le trait sur la jauge?. 70 heures à « je

 

ne sais pas encore combien de litres par heure », mettons 5 litres ça fait 350 l

 

donc Ok, j'ai 500 dans le tank tribord. Oui mais si l'Iveco  consomme plus

 

disons 7 l/h ça fait 490 litres ! Merde... je vais peut être tomber en rade...

 

Bon je branche le Tank bâbord qui doit avoir de la réserve,...

 

Et là ça coince, le moulin qui turbine à 1700 tr/mn contre vent, mer et marée

 

depuis plus d'une heure n'apprécie pas ce changement de bidon, et abandonne...

 

bon, pas de panique, on a de la marge avant les récifs, j'envoie le génois non

 

sans mal dans cette mer bien creuse, « agitée » disent les météorologues, c'est un

euphémisme quand on est dessus (disons qu'on tente de rester dessus..).

 

Donc on déroule le génois,... trop, trop car avec 30 noeuds de vent dans le

 

dos... et oui, on a viré, obligé sans moteur... (vous suivez oui), et bien ça

 

défile sec. "Se prend pour un avion La Licorne, alors que c'est bien connu ce

 

n'est qu'un canasson, ben oui." Donc on réenroule la moitié avant de nous

 

retrouver au niveau du point de départ.

 

Puis je plonge dans la cale moteur, voir pourquoi l'a pas voulu de l?autre tank

 

l'Iveco... Je tente de lui coller les 2 biberons ensemble, Contact, Feu,...

 

Contact... après 3 ou 4 tentatives il repart l'animal. Bon.

 

 

On peut reprendre le bon cap sur l'archipel.

 

 

 

Photo EB

 

 

 

Voilà, on se s'embête pas ici, et vous ça va. ? et j'en vois un là bas qui

 

rigole... (« Zavez qu'à pas y aller qui dit... »).

 

 

 

Peut être, mais vois-tu après la pluie ... le beau temps, et après l'enfer ou

 

disons le purgatoire, l'Eden, car c'est à Spargi, première île de l'archipel que

 

nous atterrissons après 5 heures de mer.

 

 

 

Et Spargi, et son mouillage du corsaire, c'est vraiment le paradis.. Look at the

 

lagoon...

 

 

Bon, j'ai mis les photos les plus minables pour ne pas trop vous déprimer...

 

 

 

 

 

J'arrête avant les représailles, et puis le soleil se couche et j'ai sommeil...

 

après une telle journée, normal.

 

 

 

A bientôt

 

 

 

Photo soleil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fin Mai début Juin

Emission de CO2, méthane et réchauffement de la planète,... C'est à se demander s'il ne s'agit pas plus d'un effet de mode plutôt que de serre, car ici, 200 Kms au sud Cannes (qui n'est pas vraiment au-delà du cercle polaire), et bien ici il neige,  à 1500 m au dessus de nos têtes ! fin mai !! en Corse !!!

L'eau de Mer avoisine quand même les 16 degrés Celsius, tout juste bon pour une baignade si on est ours blanc ou teuton, ou inuit, ou manchot.Je ne risque pas de sortir mon tuba.

Le vent  est responsable, si si car dehors il fait vachement chaud... A l'abris du vent... Avec une simple polaire sur le pull et le tee shirt,... Et les moufles ... 18° !!

Bon on en profite pour visiter la région sartenaise l' Alta Rocca, ce qui veut dire en Corse « que le C ... te pèle », enfin je crois.

Donc on loue une bagnole aux yeux bridés, une DahistundaiMitsu je pense, pas cher ; enfin pas cher... 70 Euro la journée quand même auprès du restaurateur avec qui on a sympathisé (tu parles!).

Non, je déc... il est sympa et la bagnole est flambant neuve.

Direction le col de Bavella, tout est en ordre, on a les chaînes, et des doudounes, mais le bonnet me gêne sous la capuche.   Bon enfin, on visite par une petite route comme seuls les Corses savent tracer et faire.

Les petits villages comme Sainte Lucie de Tallano, Zonza, sont très zoulis,

 

 

 

Ste Lucie de Tallano vue d'en haut

Ste Lucie vue d'en bas.

 

 Nous découvrons les fameuses aiguilles de Bavella toutes saupoudrées de neige fraîche (en Mai en Corse! )

 

 

 

Arrivés au col à 1200 m, les oreilles sifflent mais c'est plus les copains qui médisent, que l'altitude (ouai y font que glander, y travaillent pas, y doivent faire la manche sûrement...)

 

  

On se tape une petite ballade histoire de se réchauffer vers le « Tafunu di u Compuleddu » (si, si j'ai copié dans le guide)  qui veut dire sans déc...  « Trou de la Bombe »  (eh! t'as qu'à vérifier, alors)

 

 

200 m de dénivelé, fingers in the nose et un beau trou tout de «  traviole »

 

Photo du trou

Et non c'est pas la photo qui est bancale ; vise le pin il est bien recto lui.

 

 

 

 

 

 

Après une petite collation bien méritée, on redescend dans la vallée vers Sartène la rebelle, la capitale régionale.

Superbe vieille ville, aux maisons austères toutes de granit vêtues, mais desservies par des petites ruelles pleines de charme, et de frissons car parfois si étroites qu'on ne peut passer 2 de front.

 

 

On tombe sous le charme de cette ville réputée pour être le bastion des indépendantistes et qui reste bien accueillante.

 

 

 

 

Retour à Porto chez Pollo pour restituer l'automobile maintenant débridée.

Enfin après  une bonne petite semaine, le vent décide de donner du mou, et nous pouvons lâcher le corps mort  qui de plus a perdu sa gratuité depuis hier 1er juin.

 

 

 

Nous filons vent de travers et houle modérée vers le cap de la Senetosa qui rejoint la côte SW de la Corse.

 

Comme nous le connaissons bien, on met la pioche aux pieds de notre maintenant copain le Lion. Le lion, ..de Roccapina. Le Roi Lion,  et  surtout parce que c'est un des plus beaux mouillages de Corse.

 

 

 

Look at the Licorne au pied du Lion ...

 

 

Photo du Lion et du Mouillage

 

 Pas mal, hein.

 Voilà c'est décidé, ici va finir notre virée Corse.

 Enfin si les Dieux le veulent bien...

 A bientôt.

 

 

 

 

 

 

Cargèse la belle Hellénique, Ajaccio la Capitale, Filitosa Néolithique.

  

Je vous ai laissé dans les calanques de Piana, pour reprendre la mer plein sud en contournant le beau Cap Rosso. Cette petite virée d'une quinzaine de Miles Nautiques nous conduit au pied de Cargèse la plus grecque des cités corses. Ce sont les lieux de culte représentés par les 2 églises qui se font face sur le front de mer qui symbolisent la ville de Cargèse, une catholique et l'autre orthodoxe.

 

 

 Ortho à babord Catho à tribord.

 

 

 La belle Ortho

 

La Catho.

 

 

Reprise de la barre par une belle houle de NNW mais avec un soupir de vent, ce qui n'a pas manqué de remuer quelques EFF (estomacs féminins fragiles...). Le Cap Féno doublé les grandes vagues nous ont mené à la fameuse passe des Sanguinaires. Gardiennes du grand golfe d'Ajaccio, les îles Sanguinaires réservent un passage d'une encablure (200m) aux marins avertis ou inspirés avec le cap de La Parata .

Les Iles Sanguinaires.

 

 

 

Nous mouillons devant le port d'Ornano devant la grande cité Napoléonienne.

 

 

 

Ici il court, il cours le Napo ...

 

 

Quelques jours  de visite de la ville, de son beau musée Fesch sur les peintres primitifs italiens, nous déposons Delphine à son NGV, avant de musarder dans la ville.

 

 Ciao Bella

 

 

 

 

 

 

Après quelques jours harassants de farniente forcené ( ne riez pas ce n'est pas fastoch de ne rien faire,? ça demande beaucoup de concentration, et de savoir faire,.. enfin de savoir ...ne rien faire).

 

 

 

Donc après quelques jours éreintants nous déguerpissons vers le grand golfe de Valinco abritant le port de Propriano. Escale du côté de Porto Pollo à 20 bornes au nord, afin de se protéger d'un coup de vent de NW annoncé par Météo France, et les cieux qui nous étalent un superbe ciel de mistral à venir

 

 

 

 

 

Nous profitons pour reprendre du VTT, visite de Filitosa haut lieu de la protohistoire Corse avec son site occupé depuis plus de 6.000 ans (néolithique ancien).  Civilisation mégalithique, caractérisée par ses statues menhirs plus ou moins alignées, et ses Torres (maisons circulaires rappelant les bories de nos contrées mais en plus grands avec plusieurs salles).

 

 

 

Filitosa : le site

 

 Filitosa : les alignés.... devant un olivier millénaire.

Filitosa: les allumés...

 

 

Filitosa : le tenancier...

 

Très chouette contrée agricole que la vallée de Taravo, le fleuve qui se jette dans le Golfe.

 

 

 

L'étape (je parle d'étape car plus de 40 bornes et 600 m de dénivelé ça mérite ce qualificatif) Porto Pollo - Propriano, est décevante car le port balnéaire et aussi inintéressant qu'onéreux. Cyber café jusqu'à 7 euro l'heure (record du monde battu), la location de scooter 58 euro la journée, 75 pour une voiture, pas mal, et enfin  66 euro la journée au port pour un 15 mètres ou mieux 1550 euro le mois (plus cher que St Tropez  au mois d'Août !).

 

 

 

A bientôt.

Titre : La Licorne,? Départ,? 3e , Moteur,?!

 

 

Le Dimanche 14 Mai 2006 : 3e départ du Tour du Monde de La Licorne : « Sera-ce » le bon ?

 

Recapitulons :

Le 4 Mars 2006 1er départ de Cannes, ok vrai faux départ pour Ste Maxime?

Le 29 Avril 2006 2e départ de Ste Maxime, pour nos premières îles exotiques :Le Levant, bon ok quelques miles nautiques seulement, mais prolongés par une dernière visite à nos îles perso les îles de Lerins.

 

 

 

Enfin donc le 14 Mai départ de Ste Marguerite après un dernier coucou à la famille et dernières agapes avec les potos (couscous avec Simon, Jean Louis et Sacha,  Francis, Cassio, les bientôt 3 Saviane, Charre, Maury, Rabouam et Jean Oublisuremen) et Ti-punch-bringue avec les marins (Cerdan, Diu, Roch, et Gerard). C?est son fameux Jaîpur de 70 pieds qui salue notre envol vers la Corse, alors que Corossol et Petite Fugue nous accompagnent de l?étrave.

 

Derniers regards et souvenir de Cannes ?.

 

 

 

 

 

 

Après une traversée pépère, avec pétole et donc sans Eole, nous mouillons dans la réserve de la Scandola à Marine Elbo à 190 Kms de Cannes. Petite crique turquoise cernée de roches rouges.

Marine d'Elbo dans le  Parc de la Scandola

Mouillage intime d'Elbo

 

Mais la Scandola n?accepte  que les visites diurnes, et il faut quitter cet eden pour la fameuse Girolata isolée du monde, atteinte uniquement via pédibus ou objets voguants, à plus de 2 heures de l?asphalte. C?est le petit village du facteur qui tous les jours ouvrables rejoint cet havre à pieds. Petit port abrité des coups d?ouest d?Eole, surmonté d?une forteresse, au fond d?un superbe golfe bleu marine.

 

Girolata Harbour

Deux jours de grand bonheur, de ballades dans le maquis fleuri, et de cure de réhydratation à la Serena ou la Pietra ( 2 elixirs bien connus des assoiffés?n?est-ce pas Delphine.).

 

On se planque à Girolata car un coup d?Ouest est annoncé pour hier, aujourd?hui,.. demain ?

 

Au 3e jour de grands calmes sur le grand lac, nous déhalons gentiment au moteur vers le golfe de Porto juste au Sud.

Devant le plage du petit port la pioche est posée quelques heures, le temps de faire quelques emplettes et visite du village, puis on détale vers la Marine Ficajola juste sous le village de Piana et ses calanques.

 

Photos carte, mouillage, calanque

 

Premières baignades agréables avec une eau encore fraîche entre 19 et 20°.

 

500 m de dénivelé sur 4 kms de route sinueuse au milieu des falaises toute de rouge vêtues (les Calanques sculptées par le vent et le sel en tête de singe ou autre Alien) pour atteindre le petit village de Piana qui surplombe le Golfe de Porto.

 

 

 

 

 

On reste 24 H de plus que prévu du fait d?un nouveau possible coup de SW annoncé par Météo France pour ce soir, cette nuit, demain ?

 

 

A bientôt.

 

 

 

 

 

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