Bienvenue sur le site "La Licorne", qui depuis Mi Mai 06 caracole sur les ondes marines, avec pour finalité une petite boucle ou circumnavigation.

Il s'agit de tenir au courant les amis, les proches, et les mordus de voyage, de pouvoir situer le bateau, et retrouver quelques ambiances via quelques sgribouilles sur les endroits visités.( pour être tenu au courant il suffit de s'inscrire à la News Letter).

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Avril 2007 : Andalousie 3e Ronda et les villages blancs.

Nous sommes en rade de Cadix dans le port de Rota, où nous avons appris qu'il nous était impossible de rejoindre Séville via le Guadalquivir. Grosse déception mais c'est le lot réservé aux écervelés qui pensent trouver un poste à Séville lors de la semaine Sainte... faut-y êt bête.

La semaine Sainte à Séville est à peu près aussi courue que le Festival de Cannes, le Carnaval de Rio, ou de Venise.

Donc Rota, sera le point d'arrimage qui va nous permettre de visiter la région.

D'abord Ronda , les villages blancs, et la Sierra de Grazalema

La route menant au parc de la sierra montre un nouveau visage de l'Andalousie, bien vert, bien coloré, entre 500 et 1500 m, entouré de 4 lacs.



Rouge ascienda

Verte ascienda

La ñoutarde en fleur ... vous sentez ?

 

Classé au patrimoine de la biosphère par l'Unesco pour la richesse de sa faune avec en point d'orgue le vautour griffon, et le plus vieux pin européen le Pinsapo présent depuis le tertiaire.


Vautour grifon ... comme le condor... passa, passa.


Pinsapo ?... un vieux de la vieille.. branche.

 

 

Grazalema nichée au creux d'un cirque glaciaire est adorable, symbole des villages blancs du coin, joliment toiturée de tuiles romanes. On est loin du style maure des Alpujaras.



Grazalema

La vie semble ici, assez douce et sereine, et la plazza des Rumeurs bien remplir sa fonction.


Village Blanc : Grazalema

 

Place et Cafè des Rumeurs. Il parait.... on m'a dit......

 

Autre curiosité l'Arbre de l'Amor qui fleuri avant de mettre ses feuilles, comme les jacarandas.




Continuons la route vers Ronda, haut lieu de la tauromachie, et connu pour ses maisons s'accrochant sur les berges des gorges du Guadalevin qui la scinde en deux parties. C'est le Puente Nuevo érigé au XVIIIe s qui relie les deux parties.

Ronda vue d'abaro

Ronda vue d'ariba

                     Impressionnantes falaises.



Ronda possède les arènes les plus anciennes d'Espagne, et reste le lieu où la tauromachie moderne est née.

La visite de l'enceinte n'est pas sans rappeler les cirques romains, et en se baladant sur l'ocre du sable on en est à se demander, en quel siècle nous sommes, et qui dans ce théatre va recevoir l'ultime sentence, la mort... taureaux, ou gladiateurs, lions ou autres fauves ?


Pour ou contre, ce spectacle reste chargé du poids de l'histoire, et outre l'aspect chevaleresque et symbolique de l'homme affrontant son destin, et les forces de la nature et du mal, outre l'aspect culturel du combat pour la survie, outre l'enracinement de la corrida dans l'âme ibérique comme le flamenco, il est certain comme dit Coluche qu'il y a peut être d'autres moyens plus modernes de mettre un terme à la vie des boeufs.
Que les parures ichtiomorphes ne sont pas indispensables pour tuer et débiter la bête.

Que les aficionados me pardonnent, surtout que de corrida n'ai jamais vu, de mise à mort n'ai jamais vécu. Mais d'un autre côté Desproges nous a dit que s'il ne fallait parler que de chose que l'on connaît, est-ce que le Pape parlerait de préservatif, est-ce qu'il parlerait de Dieu ?

Pour en revenir aux arènes, celles de Ronda sont superbes, rappelant les cirques romains, où le sable ocre d'or est étincelant. Le toril labyrinthique permet de mener puis de lâcher el torro vers son destin.



Les arènes de Ronda.

 

 

Il est rare que le combattant bovin soit gracié par le matador ... c'est le cas lorsqu'il s'est bien battu avec courage et noblesse. Jolie grâce que celle là.


Allez, un argument « pour » la corrida : quitte à mourir autant le faire les « cornes au front », avec une chance de survie, dans un beau combat au soleil, plutôt que dans un abattoir sordide coincé entre deux congénères électrocutés à la chaîne. Non ? Et puis avec un peu de chance on peut tenter de satelliser le poisson et son mouchoir rouge...

 


Bon, stop, rentrons plutôt en visitant un autre village blanc de la région de Ronda, le nid d'aigle dénommé Zahara, dont la position stratégique explique les nombreux combats dont la petite cité a été l'objet.


Zahara autre village blanc.



Je finis en vous montrant quelques vues de Rota version marina, sachant qu'il y a aussi et surtout une grosse base navale à quelques encablures. Port plutôt sympa où la marée avec un marnage de 2m nous permet de nous habituer à ce nouveau type de comportement Neptunien.


Rota Beach


 

Le castillo de Luna ancien Ribat musulman ( pour ceux qui ont suivi notre pèriple tunisien)

Adios



Mars 2007 Parenthèse très British : Gibraltar.

Porte de sortie de Mare Nostrum, une des colonnes d’Hercule versant Europe, le Rocher se présente à nous comme un vaisseau pointant son nez vers le sud vers l’Afrique sise à portée d’étrave à moins de 20 MN (moins de 40 bornes).

Platon aimait à nous faire croire qu’une fois passé ces portes, un monde idéal était là tout près : l’île Atlante. Ce mythe utopiste de l’Atlantide a donné moult histoires, et fait couler beaucoup d’encre, avec aujourd’hui comme souvenir, le nom de l’Océan qui nous sépare des Amériques.

Le Rocher est depuis 1704 territoire grand breton par annexion pure et simple de l’amirauté britannique, profitant de la déliquescence de l’empire ibérique.

Sis en presqu’île, ce Rocher est surtout une base navale stratégique avec même des sous-marins nucléaires…

425 m de haut The Rock se voit de loin, en arrivant de l’Orient, on dirait un sentinelle.



Beau caillou terminé par le Cap Europe.


Le bout sud du Rocher : le cap Europe.




Donc, venant d’Alméria après une étape longeant la côte andalouse, on se fait une joie de visiter le fameux port. Le but est de plus de profiter de cette zone détaxée, pour faire quelques emplettes et du gasoil.

Nous mouillons en zone espagnole à la Linéa village frontalier ibérique.

Nous y faisons connaissance d’un british plongeur qui s’occupe de mouillage de gros tankers, sympa.

Mais cette semaine sera entachée d’une rapine qui me fait monter la « boufaïs », rien que d’en parler ; On s’est fait voler l’annexe pourtant dûment encablée sur la côte, durant la visite de Gibraltar. Bon, passons sur cette spécialité bien rodée du coin (plus de 20 annexes envolées en 2006). Quelques 1900 euro plus loin, on retrouve un nouveau moyen de rejoindre notre Licorne qui sagement attendait notre retour.

Autre déception, les prix détaxés de Gib. Ils sont sûrement intéressant pour un Londonien… borgne, mais pour un français hispanisant même presbyte, ce n’est pas le cas, le gasoil est à peine intéressant à 0.8 euro le litre, on est loin des tarifs tunisiens, voire algérien (0.45 le litre en Tunisie 0.15 en Algérie). Même le pur malt est cher, plus que dans les grandes surfaces espagnoles, le Talisker à 35 euros…on croit rêvé.

Bon, reste la balade sur le rocher. D’abord la vue, Ouahou ! c’est top. Je vous montre :


Phot pano                                                                                                                                                   teapmdrc

Alors en haut à gauche le détroit de Gibraltar avec l’Afrique en toile de fond, en bas au pied le port et Gibraltar city, à droite La Linéa , et devant la baie d’Algésiras parsemée de tankers, avec le port que vous devinez au fond en face.

Et voilà ce que l’on voit du côté est .

Côte Est                                                                                                                         tmm


Autre intérêt la présence de singes, vivant ici à l’état sauvage. Singes de barbaries importés par les musulmans, et qui sont maintenant nourris et soignés par les British, Churchill ayant déclamé que tant qu’il y aura des singes on the rock, il y a aura des représentants de sa gracieuse majesté..


T'as un truc dans l'oeil, bouges pas.

"Eh Johnatan, l'est oú l'Afrique"

"En face stupid guy"

"je ne parle pas aux inconnus..."

A noter que ces vauriens sont chapardeurs en diable, sous l’œil impassible des goélands.



 

 

La visite de la ville est agréable, marquée par quelques touches made in England


 

Main street la rue bien nommée n’est qu’une succession de boutique touristiques, free tax,



Quelques pubs, sympa, une église bof, et plein de rempart, bunker, casemates qui nous rappellent qu’il s’agit d’une place forte.




So long friends, see you next time in Spain....



La Licorne à Madère.

La route Andalousie Madère:


L'île des Boise : Madère

Espagne : les Baleares  Ibiza



Les Baleares et l'Andalousie



Sortie de Méditerranée

Mars 07 El Andalous 2e. Grenade et les Alpujaras.

Vous vous souvenez Cordoue ? la Mezquita, l'Alcazar, la tolérance, Maimonide, Averroès, c'était le grand premier volet de l'occupation musulmane de la péninsule ibérique, du VIIe au XIII siècles, et puis la reconquista par les chrétiens et la chute du califat en 1236.
C'est le grand exode des musulmans vers Grenade qui va pendant plus de 2 siècles encore, être la capitale du monde arabe en occident. Ce ne sont plus les Omayyades, pas plus que les berbères Almohades ou Almoravides qui siégent à Grenade, se sont les Nasrides qui vont construire le plus beau et grand palais oriental en Europe : l' Alhambra.
Pour en finir avec l'histoire et la confiture, la chute de Grenade au XVe en 1582 signe la fin de la domination musulmane sur le monde civilisé, avec la montée des puissances catho européennes que symbolise la découverte du continent américain par Christophe Colomb qui a lieu la même année. Ainsi se terminent plus de 7 siècles de présence arabe qui ont bouleversé les connaissances du monde.

Donc nouvelle virée autovéhiculée via Alméria. La remontée nordiste à travers la région très western où furent tournés les grands « westerns-spaghetti » de Sergio Leone. Devenu piège a toutou (pour ne pas dire à noeuds-noeuds) reste sur place Décorado Mini Hollywood, siège d'un super spectacle qu'il vous faudra payer si vous voulez le voir. (plus cher que la visite de la Mezquita ou de l'Alhambra, pour voir 3 tipis et un saloon de m.. ).


Decorado Mini Hollywood

Deconado maxi caballero.

Avant de parvenir au plus beau fruit andalou, petite halte à Guadix où les vieilles maisons troglodytes (refuge des arabes lors de la débâcle) sont joliment rénovées et toujours habitées.


Parfois la montagne fume.

Hotel troglodyte tromarrant.

 


Allez vamos a Granada.

Grenade est une superbe cité aux pieds de la Sierra Nevada, dominée par Al Mulhacen 3481m le sommet maître de l'Espagne.


La Sierre Nevada et EL Milhacen.


Ville plein de charme avec ses vieux quartiers Sacromonte et Albaicin. Depuis Charles Quint nombre d'intellectuels, d'artistes et grands bonhommes ont élus domicile à Grenade.( Garcia Lorca le chantre de Grenade, Irving Washington « the guy » amoureux de la ville à l'origine de la restauration de l'Alhambra, sans oublier Eugénie de Montijo... ben oui tu connais non ? une impératrice française, mais oui la meuf à Napo III ..le retour). Cano, Granada, des ibères plein de talents y naquirent.

Quartier Albacin


 

Bon , d'accord ils ont de drôles de moeurs les granadiens ? dains ? doux ? deros ?: Coluche nous a déjà parlé de leur coutume de déguiser les bouchers en poissons qui tuent les vaches dans une arène, mais il ne vous a pas parlé de leur manie de mimer les tortues afin de porter des agglo .. (j'te jure !);.. presque 2 tonnes sur les épaules, de 36 gros bras.


Tortuga Granada.


Avant d'en venir au big morceau Alhambresque, petits détours dans une des quelques dizaines d'églises parsemant Grenade : je vous emmène à la messe à St Jean de Dieu, juste histoire de vous montrer où est passé l'or des incas (si jamais vous le cherchiez ).



Mieux vaut entrer avec des lunettes de soleil...



Bon allez zou, on file à Bagdad dans le plus beau palais des mille et une nuits occidental : l'Alhambra ; « La Rouge » en arabe, le cite touristique « number one » in Spain. Dominant la ville sur sa butte, avec vue imprenable sur la Sierra enneigée.

Photo.



Enorme forteresse ceinturée par plus de 2 bornes de murailles, elle comprend en fait plein de trucs : un fort l'Alcazaba du XIIIes, les jardins du Generalife et du Partal, les fameux palais Nasrides, mais aussi la cathédrale Sta Maria et l'étonnant palais catho de Charles Quint.

D'abord le fort l'Alcazaba avec des vues surprenantes sur les quartiers en contrebas de l'Albaicin, et sur Brigitte aussi.


Alcazaba


Brigitabracadabra.

La vieille forteresse.

Le cadre est superbe agrémenté d'une flore sublime, avec en point d'orgue les jardins du Partal.

 
Le Partal                                         tarc

Et surtout du Generalife avec ses roseraies, qu'il serait peut être opportun de visiter un peu plus tard en saison. (on ne peut pas tout avoir).


Le Generalife.



Le Generalife, était le coin vacances des Nasrides qui venaient ici en toute discrétion avec leur petite famille (les 300 femmes et 2544 gosses...) prendre quelque repos bien mérité.
C'est ici que naît une source incroyable capable d'assumer non seulement l'arrosage, ainsi que les besoins des palais, églises, fort, et quelques milliers d'occupants (hiver comme été).



Les Palais Nasrides, merveille de l'art hispano-arabe où les cours, les patios, les salles, révèlent tout le savoir, la douceur, la sérénité de l'époque. Les archi d'intérieur d'alors avaient le sens des proportions, des volumes, mariaient savamment plantes, arbres, fleurs, mosaïques, bois peints, plafonds sculptés, arabesques et sculptures afin de rendre ces espaces, où l'eau court, circule, rafraîchit, bruisse de partout, dignes des princes.



Palais des Nasrides.


Plafond d'une salle du palais.

 

C'est sûr qu'après tout ce raffinement, le palais de Charles Quint, s'il en impose de par sa stature, parait un tantinet mastoc et brut de décoffrage. Bien que la cour intérieure soit assez élégante.

 
Palais de Charles Quint.



Derniers coups d'oeil complices.

Les jardins du Serail.

L'eglise Santa Maria.

 

Quand on sort de cette visite, on reste sous le charme des palais Nasrides, dans cet Eden floral, aux pieds des Monts tout vêtus de blanc.




Voilà pour Grenade, mais avant de vous mener dans les Alpujaras, je vais me faire une petite Cania (mousse, .. pression,.. bière) car à force de pianoter j'ai la glotte déshydratée.

Je reviens dans cinq minutes..


Les Alpujaras, la région à l'adret de la Sierra Nevada, sillonnée par des petites routes de montagne, et parsemée de jolis petits villages qui ont beaucoup de charme. Hauts lieux des rando, vers les cimes Nevadesques, le Velata, le Mulhacen à plus de 3000.

Le pittoresque vient du fait ,

1) qu'il s'agit d'une région spécialisée dans la préparation des jambons crus, séchés, alors qu' il n'y a aucun élevage dans les parages, et

2) dans l'architecture des villages faits de maisons à toits plats type chérifien, zarbi pour des cités qui se situent à plus de 1000 m et donc parfois enneigées.


Fabrique de jambon et pharmacie.


Les toits plats des Alpujaras.

 

 

 

En tant que voileux, adepte des énergies écolo, je suis allé regarder de près les éoliennes qui s'élancent vers le ciel afin de capter les dires d'Eole sur toute la région.

Sacré ventilo...Elles sont énormes, impossible d'en faucher une pour la Licorne... 


Look at the coche en bas au pied du mostre.... le pointnoir à cotè c'est Brigitte.


 Nous sommes à Lanjaron, premier bourg des Alpujaras.


Les 3 villages de Pampaneira, Bubion et Capileira sont assurément les plus sympa à visiter, au pied du Mont Veleta, ils sont rejoints via un petit trecking de quelques heures qui vaut le parcours.
Ambiance montagnarde, on se croirait à St vagin de Masturbie comme dit mon copain Francis, ou dans le Mercantour. Les bistrots, et commerces sont cools, bien qu'assez onéreux, mais on dégotte un petit hôtel sympa et chip à Bubion.


De gauche a droite Capileira Bubion Pampaneira.


Vue sur Pampaneira.


Vue sur Capileira et le mont Valeta.

Eglise de Bubion.

Balcons fleuris de Pampaneira.

 

 

Autre village à voir Fereirola.




 
Du ramon vachement bon.


Voilà il est temps de rentrer au bercail via la côte plastic et béton. La Licorne nous attend dans sa nouvelle livrée toute fraîche, fin prête pour aller gambader sur les flots avec le rocher comme objectif. Celui des British, Gibraltar sis à quelques 150 milles nautiques d'Aguadulce.

Hasta la vista amigos.











Mars 2007 : El Andalous
 
Alors l'Andalousie ? comment qu'c'est ? c'est beau ? c'est y chaud ?
Ben l'Andalousie c'est surtout plein de contrastes,  plein de trucs de dingues, plein d'histoire, de conquête, reconquête, de calife, de Charles Quint, de ports, de désert, de neige (j'te jure), de mosquées, de cathédrales, de châteaux, d'Alcazar, de soleil, de vent?.
 
Je m'en vas te conter tout ça.
 
D'abord, vous vous souvenez, nous sommes aux portes d'Alméria à Eau Douce (Aguadulce), où nous bouchonnons, gratons, brossons, lissons, la belle robe de la Licorne.
Pour les fous du carénage, karcher, spatule, disqueuse, puis  Etch primer, VC Tar 2, Trilux 33.
 
Location d'une Seat et première virée que je vais essayer de vous narrer.
 
D'abord le littoral vers Motril le long de la côte andalouse, puis remontée de la région vers Cordoue via Grenade et retour vers le sud en contournant la Sierra Nevada toute enneigée.
 
La côte méditerranéenne : l'horreur, le royaume des 3 P : P comme plastique : tout le littoral est plastifié , incroyable, le plastique grisâtre couvre des kilomètres et des kilomètres carrés de terrains. Nous sommes dans le potager de l'Europe, et tout ce plastoc recouvre les milliers (millions ?) de serres, où l'agriculture est dite intensive.
Cela m'a mis très mal à l'aise, on a l'impression que l''on essaye d'étouffer la terre, le sol qui n'est pas visible. Les hommes sont fous, à voir cette démence on a l'impression que l'homo soit disant sapiens, tente d'asphyxier Gaîa, notre Terre mère.
 
La Terre Plastifièe:
 
 
 
Après La Costa Brava voici La Costa Plastica...
 
 
 
 
Au milieu de cet océan de serres, seuls quelques Pins, et Palmiers (le 2e P) rappelle que la nature existe quelque part en dessous.
Le reste du littoral, est occupé par le 3e P, le parpaing en béton de préférence et quand on enlève des serres ce n'est que pour un projet immobilier, tout à fait dément, tant les bâtiments sont hauts, laids, et près de la mer.
 
Curieuse impression devant cette agriculture très Mad Max, ces complexes immobiliers dédiés aux touristes estivaux, où le regard se porte vite sur la mer afin de retrouver un peu de paysages naturels.
 
Alors question quand même, quand on sait que l'Andalousie est aussi aride que la région de Bagdad ! d'où vient l'eau ? pas de grand fleuve dans ce coin, d'ailleurs le seul est après le détroit et irrigue Séville et Cordoue à plus de 300 Kms. Ce sont de grosses centrales de désalinisation qui assurent l'hydratation de la région. On comprend mieux pourquoi les serres se blottissent uniquement sur le littoral.
 
Donc je résume, « évitez la côte andalouse trop bétonnée, plastifiée, artificielle » et « filez plein nord, dans les terres où se dessine en toile de fond, la fameuse Sierra Nevada, petite cordillère de montagne de 300 Kms, qui détient tout de même le point culminant de l'Espagne.3480 m Al Muhacen.
 
 
Photo
Cette Sierra toujours enneigée l'hiver, cache à ses pieds les Alpujaras, petits villages très prisés des guides, qui je l'espère, devraient être le but d'une prochaine virée.
 
 
 
De Grenade à Cordoue, s'étend la région des Oliviers. Superbes terrains vallonnés où l'arbre est cultivé sur une terre calcaire , blanche, ocre, où cogne dur le soleil, où les cieux déversent rarement ses ondées.
 
 
Les Oliveraies Andalouses:
 
Tous les sols sont cultivés,  pas de zones en jachère, ou laissées sauvage, durant des dizaines et dizaines de kilomètres l'Olivier règne en maître. On comprend mieux pourquoi, devant la Grèce et la Tunisie le pays est premier producteur d'huile d'olive.
 
Chaque petite colline culminant un coin, est le siège d'une église et d'un château. Tel est le cas d'Alcala la Réal avec son église du XVIe malheureusement en restauration.
 Alcala la Rèal:
 
L'approche de Cordoue est témoin d'un incroyable changement de couleur et d'ambiance, on passe du jaune ocre au vert irlandais avec de grands près de céréales. On comprend mieux l'attrait de la cette région par les différents conquistadors, Wisigoth, Vandales, Musulmans, Castillans, et autres chrétiens plus ou moins catholiques. Cordoue est sur le Guadalquivir le grand fleuve andalou, au centre d'une région très fertile.
 
Photos
 
Enfin Cordoue Cordoba 350 Kms au NE d'Alméria, et 160 de Grenade.
 
 
Là il faut faire une pause. Allez boire un café, où une cerveza, car nous entrons dans une cité qui fut probablement la plus importante pour tout l'occident lors du premier millénaire.
 
En effet du VIIIes au XXIes ce nexus cordouan fut le siège où le nombre de découvertes, la quantité de savoir, le niveau culturel, et l'harmonie universelle fut à coup sûr le plus prolifique de notre histoire.
Les progrès réalisés en sciences, astronomie, médecine, géographie, se comptent par centaine, la pensée aristocelienne, le raisonnement de Socrate, la pensée, grecque, les arts musulmans, l'architecture mondiale, sont rentrés en occident, ici à Cordoue lors du califat des Ommayyades.
Les plus grands poètes, musiciens, philosophes, médecins, astronomes, théologiens se sont rencontrés affrontés dans ce creuset culturel. Averroès l'arabe, chantre de la pensée aristocelienne, Maimonides médecin philosophe juif chantre de Socrate et Platon, Ibn Azham poète du Collier de La Colombe, Zyriab le plus grand musicien du Xes, et même le futur pape Sylvestre II sont venus vivre, apprendre, dans cette capitale du savoir.
 
 
Alors, comment une époque bénie des Dieux comme cela, a-t-elle pu voir le jour ? Incroyable creuset où les 3 grandes religions monothéistes ont travaillé de concert, où les théologiens ensemble pour une fois, ont confronté leur pensée à la grande recherche de la Vérité. Ce sont les maîtres des lieux, Abn er'Rhman et ses descendants de la dynastie des Ommayyades, qui par un exceptionnel sens de la tolérance, et une soif de connaissance non moins incroyable ont permis ce quasi miracle.
 
On peut sans trop se mouiller, affirmer que 80% des bases de notre civilisation occidentale sont issues des idées et pensées, découvertes développées à Cordoue durant ce califat. Incroyable moment privilégié de l'histoire, où pour une fois les hommes ont été sensés, ouverts à l'autre, curieux de l'autre. Et ceux pendant au moins 5 siècles de 736 date de la venue des musulmans, à 1236 date de la reconquista par les catho de Cordoue.
 
Alors cette cité  est à parcourir et visiter avec beaucoup de respect. Elle fut la capitale du savoir pendant 5 siècles, la capitale du califat des Ommayyades : EL ANDALOUS.
 
La vieille ville est sympa, les rues y dont claires et douces à parcourir, surtout dans le vieux quartier juif. La Place Tendillas où les heures sont  sonnées par une mélodie.
 
 
 Rue de la Juderia:
Place San Marina con le gran matador, el señor Manolete.
La Plaza Tendillas con El Edificio Union et Fenix de Andalucia:                                                     tarc
 
 
L'Alcazar de los Reyes Christanos est le palais des Rois catho, construit au XIV et son beau parc n'a pas l'ampleur de celui de Séville, mais reste à voir.
 
 L'Alcazar
 
 
Les Jardins de l'Alcazar:
 
Venons-en à la perle de la ville, symbole de cette interaction multiculturelle et théologique, la Mezquita (la mosquée) appelée cathédrale de Cordoue. La plus grande en occident bâtie dès 756 et agrandie jusqu?à l'arrivée des catholiques qui pour une fois n'ont pas rasé le passé, mais transformé la mosquée en Cathédrale.
 
 La Mezquita:                                                                                                         tarça
 
Donc la cour des fontaines pour les ablutions autrefois à l'ombre des palmiers, a sous le caprice d'Isabelle la Catholique (la meuf à Charles Quint,.....?   oups !!! pardon,....Delphine,.....je m'y  trompé... Isabelle la catho c'était le "gran ma" à Charles cinq) grande afficionados de marmelade, été parsemé d'orangers.
 
La Court des Orangers.
 
 
 
Le minaret de la mosquée a été carrément englouti, englobé au sein du clocher de la cathédrale.
 
 
Le clocher minaretde la Mezquita.
 
L'énorme salle des prières, (le clou de la visite),  une merveille d'architecture soutenue par près de mille colonnades bandées de 2 étages d'arc de pierre, regardez plutôt
 
 
 eça.
La grande Salle des priéres.
 
Cette salle à l'époque de la reconquista, s'est vue ornée de chapelles ardentes sur les côtés et d'une chapelle centrale en forme de croix au centre, sans que les perspectives sur la forêt des colonnes et l'admirable Mirhab soit abîmées.
 
 
Photo chapelle
 
 
Bon , look at the Mirhab, c'est l'endroit sacré de la mosquée puisqu'il indique la direction de la Mecque, où tous les fidèles se tournent lors de la prière, c'est une merveille de l'art maure, saupoudrée d'une douce lumière tamisée.
 
Mirhab.
 La douce luñiéredu plafond du Mirhab.
 
 
La sacristie est le lieu du Trésor de la cathé, où siège un ostensoir assez imposant, et les reliques.
 
 La Sacristie.
 
 
Bon, je reviens à cette salle pour vous dire, combien la lumière, l'ambiance, le silence, vous plonge dans un espace privilégié, où sérénité et harmonie sont de mise. On déambule dans cette myriade de colonnes avec un plaisir délicieux.
Je vous laisse gambader et déambuler dans ce petit Eden, où quelque part entre 2 colonnes, derrière une chapelle sûrement, Jésus et Allah doivent taper le carton et boire un coup en parlant de l'Avenir.
 
 
 
 
 
 
 Que la Paix vous accompagne, et les Dieux vous guident.
 
A bientôt.
 
 
 
 

Baléares Andalousie. Février 2007.


Après des fêtes passées en famille en France, un petit rempla de mon pote Francis, ce sont les retrouvailles avec Dame Licorne que je retrouve dans son petit nid, dans la superbe marina de Botafoc, dans la rade d'Eivissa (Ibiza en catalan).


Le team d'origine à retrouver son effectif, avec en bosco, second, mousse et cuistot Brigitte, et écrivaillon, skipper, captain, navigateur et faiseur de blog, ego.

La météo et quelques pannes minimes, le groupe d'eau notamment ont retardé l'envol vers l'Espagne. On en profite pour vérifier que les prix ici en vue d'un carénage sont équivalents à ceux pratiquer à Cannes, et surtout pour louer un scoot qui nous permet de faire un petit tour de l'île, que je vous propose de partager.

Nous avons déambulé que dans la partie nord de l'île où nous avons été charmé par la douceur du climat, nous sommes en février et je pilote le scooter sans aucune protection aux mains. La nature est déjà printanière avec des amandiers en fleurs, des champs de luzerne coloriant de jaune les prairies où palmiers, et caroubiers dominent.


Amandier


Caroubier habite.


Luzerne et amandiers en fleur.

Les villages sont tout de blanc vêtus et sont souvent agglutinés autour d'une église, et patronés par un Saint patron qui identifie la cité. On traverse ainsi Sant Rafel, Sant Eularia, Sant Miguel, Sant Vicent.
Ces églises souvent modestes datent du XVe XVIe, XVIIe siècle , ont un petit côté america del sur, et toutes sont blanchies à la chaux.


Sant Eulalia


Sant Llorenz

Sant Juan

Sant Miguel et notre superbe 125

Nous rejoignons la côte au port de pêche traditionnel à la plage de Pou des Lleo, photo, où sont tirés les pointus à la main, les tours aragonaises jalonnent la côte et font le joint avec les îles de méditerranéennes (toutes sont ceinturés de ces tours de guet qu'elles soient aragonaises, génoises, turques, phéniciennes, )

 
Le port Pou des Lleo

Tour Aragonaise

Les mas et fermes sont maintenant remplacés par des belles propriétés rachetés par les touristes étrangers. Rares sont les bâtisses comme ici à Can Pere Mosson près de San Llorenz de Balafia.

Mas Bafalia


Un petit coup d´oeil à l´île de Tomago visitée il y a déjà 7 ans, et qui avait abrité La Licorne d`un sérieux coup d´Eole.

Visite d´un beau moulin à Puig d´En Valls qui rappelle les belles éoliennes grecques.

Puig dÉn Valls.

Voili les routes scootérisées sur l´ìle.


 

Allez il est temps de décoller, de retrouver Neptune Nérée sous les bons hospices de Zeus.

Le programme prévoie 250 Milles pour rallier Almérimar sur la côte sud espagnole à 350 Kms de la sortie, le grand rocher alias Gilbraltar.

Les prévisions météo nous promettent 3 jours de vents portants. C'est reparti, La Licorne est contente et s'ébroue comme un yearling. 

On décolle en fin de journée  salué par Am on Ra.



Finalement nous n'avons eut que quelques heures de vents favorables, et c'est au bon plein et surtout au près que le parcours se fera. La traversée est marquée par une rencontre assez extraordinaire où notre route croise une superbe tortue marine d'au moins 1 mètre, que malheureusement je n'ai pas eut le temps de numériser .

Accueuilli par les pècheurs on relâche au Cap Palos sur la côte espagnole juste au sud de la lagune bétonnée de Mar Menor en espérant qu'Eole accepte de se mettre en accord avec Météo France.


Phare del Cabo Palos.


La lagune bètonnèe de Mar Minor (un massacre...)

 

 

 

Malheureusement le divorce est consommé entre prèvisions et réalité, et nous faisons des mouillages à l'abris de chaque cap qui montre son nez, Cap Tinoso sous la protection des pétroliers devant Cartagène,, le Monte Cope avec sa curieuse tour et Puerto Genoves , belle plage juste au nord de Cap Gata l'extrémité Sud Est de la péninsule ibérique.


Cap Tinoso,

Si le soleil ne nous a pas abandonné durant ces quelques 6 jours de virée, la pluie n'a menacé que les premiers jours, et la température a toujours était clémente (normal...avec brigitte).

Finalement c'est enfin par vent portant que ce fait la dernière ligne droite qui nous fait rallier Aguadulce dans la baie d'Alméria.






La Capitainerie du Port d'Aguadulce.

 

C'est ici que nous allons caréner La Licorne.

 

Je vous quitte en passant tel le condor sur la pyramide aztèque....

en fait j'aime bien ce clichè et ne savais trop où le caser.....

A bientòt pour vous narrer l'histoire del Andalous....

Je vous laisse en compagnie de la carte qui visualise nos quelques bientòt 2.000 milles nautiques depuis Cannes.

 


La Tunisie




Boucle Sousse Kairouan El Jem Mahdia Monastir.

TUNISIE, Tabarka 25 novembre 2006 17H30.

Voici mon journal de bord , ou du moins quelques clichés de vie depuis mon retour de France.

 


Dieu merci la Licorne, reste accueillante, son carré chaleureux me câline le moral qui est en berne. La solitude décidément n'est pas mon truc. Déjà une bière ds le coco, a l'écoute d'Europe 1, après avoir zappé RMC et son TOC-foot pénible.

 
La France à battue d'un petit point les Pumas cet après midi en rugby. Au moins une bonne nouvelle. 



Dimanche 26 Nov 2006.

Lever ss but 7H30 , gym ss entrain... Petit déj ss faim, .....
Je vais voir si je tiens ici qq temps en solo, avec un carénage à la clé, ou si je décolle vers les Baléares afin de me donner l'illusion que je peux avancer encore.



Le 27 Nov Tabarka

Je ne suis pas allé à la zone technique, juste voir la météo au cyber café qui prévoie E SE jusqu-au Baléares pdt plusieurs jours.  C'est tout bon.

J'ai trop les boules pour attendre je décolle après formalités et plein de flotte.

Après tout ce n'est qu'à environs 310 Milles soit environs 550 Kms,  .... hein avec de bonnes palmes; .... non ça ne vous tente pas ?



Vent evidément ds le pif NW contrairement aux prév.

 

Salut Tabarka, M'slama sidi, Salut la Tunisie, vamos con Dio alla playa di Ibiza.


Je file sur la Galite plein N au prés serré. Pendant qq heures avant de faire route directe au moteur.


La bascule d'Est aura lieu finalement le soir vers 20H et durera tte la nuit.

Nuit chagrine où ttes les heures je me lève, je n'ai pas beaucoup fermé l'oeil, beaucoup pensé aux .."terriens"

Le 28 Nov 2006 09H00 locale, à 100 MN de Tabarka 200 de Porto Colomb a Majorque.


Je pensais qu'en mer avec La Licorne en solo, les dauphins, le soleil au couché, le plancton incroyable cette nuit, les étoiles filantes comme jamais, j'allais retrouvé un peu de calme et sérénité. Que nenni mon bon page,ce matin  après 20 h de nav  je me sens toujours aussi prolixe,... à partager mes impressions, j'en arrive presque à parler à mes mains, ...mais ça va s'arranger.  




Je m'explique, cette nuit j'ai vécu 2 événements qui sont assez exceptionnels ; d'abord, une étoile filante qui a parcourue une bonne moitié du ciel pendant au moins 2 voire 3 secondes, jamais je n'avais assister à un tel spectacle, (évidemment j'ai fait un voeux à la con...)

2e fait marquant : le sillage de La Licorne s'est tout à coup éclairé d'une myriade de boules et traînées phosphorescentes, comme un feu d'artifice en pleine eau, l'étrave soulevait des gerbes de lumière, jamais le plancton ne m'avait fait don de pareil spectacle ! 

Et bien je n'ai trouvé que mon clavier d'ordo à qui temoigner ce pestacle....




29 Nov 14h a 60 Mn de Porto Colom, àplus de 250 milles de Tabarka la tunisienne.

Moment asynchrone, assis dans le carré branlé avec une belle gite, tribord amure à plus de 6 nds, La Licorne tape dur dans la vague au bon plein, mais semble ravie de foncer ainsi dans la brise. Brassens au dessus de moi entonne « Putain de toi », tout est parterre, c'est le souk à bord, quel contraste avec cette nuit où une mer d'huile avec un ciel étoilé était parcouru de gros nuages qui diffusait la laiteuse lueur de la lune, assez impressionnant , pas un souffle d'air.

Seul le moteur qui ronronnait me disait que je n'étais pas mort... arrêté au milieu de nulle part, seul devant l'inéluctable,... Je savais après plus de 25 ans de pratique médicale à côtoyer miasme, souffrance, douleur, maladie, accident, et autre petit agrément réservé par la vie, que la grande leçon est l'acceptation de cette solitude devant la mort, la maladie.
Il me faut arrivé à 55 ans pour apprendre qu'il est faut aussi affronté la solitude du coeur esseulé. Ayant toujours eu la chance d'être accompagné lors de ma route et plutôt fort agréablement et joliment, je me retrouve seul au milieu de la Méditerranée, en pleine nuit sans aucun souffle de vent, sans aucun souffle de vie, où le temps semble s'être arrêté.. à penser à cet état de fait. S'agit-il d'une pause nécessaire à réfléchir à une éventuelle finalité de ce moment ? de mon parcours ? de mon aventure avec ... Qui ?
Plus de 36 heures au côté de ma Licorne qui partage avec moi cet instant calmement.


Je comprends mieux maintenant les sentiments anthromorphiques que portent les marins à leur nef, leur navire, leur bateau, qui semblent seuls à comprendre leur état d'âmes, leur vague à l'âme.


Le reste de la nuit je l'ai confié au destin et à la technique, autrement dit mon détecteur de radar dont la mission est de m'éviter l'abordage d'un gros tanker ou autre pétrolier. Mais je suis serein, et il faut que je dorme un peu. Je confie les rennes à La Licorne. Et puis je fais mienne cette profonde pensée philosophique des chauffeurs de taxi ivoiriens " Aujourd'hui... m'en fou la mort"

Et ce matin tout d'un coup au loin un horizon tout blanc d'écume alors que La Licorne se prélasse dans la marre, Eole arrive en coup de poing , j'ai juste le temps de me préparer à prendre une grande gifle. Heureusement j'ai déjà pris un ris pour la nuit bien que la météo prévoyait un NE de force 3.

20, 25, 30 rafales à 35 noeuds, La Licorne se couche mais le NE annoncé est un vrai nordet qui m'oblige à serrer, donc ça gîte sec, ça mouille itou. Je suis vite trempé, et après une demi heure de bagarre pour mettre sur le bon cap La Licorne, la météo m'annonçant un renforcement ds la journée, je pense qu'un 2e ris est de mise. Comme j'ai le rail de fargue dans l'eau même au bon plein, je décide de me mettre à la cape pour prendre tranquilou mon 2e ris, et peut être même arrisé la trinquette. La mise à la cape dans une bonne houle de plus d'un mètre et demi, demande l'appui du moteur. Malheureusement la bosse de ris casse et je ne peux réduire.
Tant pis je sais que je peux encaisser force 7 avec tout dehors, alors avec un ris je devrais même en solo passé.



Le 29 Novembre 2006 22H00 Porto Colom arrivée by night and moon.

Moins de 8H00 pour faire les 60 derniers miles, La Licorne à bien allongée sa foulée, presque 8 noeuds de moyenne c'est exceptionnel, mais le vent ayant tourné au NE c'est par vent de travers et même largue que j'ai parcouru cette fin de nav en surf et solo.

L'arrivée est un peu olé olé, 2 m de creux le moteur et le pilote n'arrive pas à maintenir, le temps d'affaler la trinquette, ma Licorne dans le lit du vent. Je finis par mettre foc à contre et pilote sur le vent et me bats pour étouffer la trinquette, il n'y a pourtant que 20-25 Nds de vent.

A moins de 500 m du goulet d'entrée toujours branlé par la houle, j'ai plus de facilité à affaler la GV, la rentrée dans la rade au radar est heureusement éclairé par ce quart de lune bien venu. Je pose la pioche à droite, bien m'en a pris car il y a une fourre de bateaux sur corps morts à bâbord du chenal et aucun n'a de feu de mouillage. Je suis devant la plage bien a l'abris.

Petits coups de fil aux terriens qui gentiment accueillent mon arrivée après cette belle calvacade solitaire, .

Le beau Phare de Porto Colom

 


Voili, j'ai fait quand même une belle nav en solo, pas de quoi porté la boucle d'oreille réservée aux cap horniers, mais bon il faut la mener La belle Licorne sur les ondes.

Le 30 Novembre 2006, Porto Colom

Je range un tantinet La Licorne, après le bordel de la chevauchée d'hier, pas trop de casse finalement, si ce n'est cette bosse de ris ( et non pas de rire, marin d'eau douce...).

Je mets l'annexe à l'eau , trime pour faire parler le hors-bord, et file dans la rade à la recherche de Soupe et Pipes, le boat des potos rencontres a Tabarka.. Il faut se rendre à l'évidence, ce n'est pas aujourd'hui que je vais avoir une longue conversation avec un « autre ». La capitainerie, me confirme le départ de Michel il y a déjà qq jours, et m'averti de l'absence de place au port et au mouillage sur corps-morts du fait de travaux de dragage en cours. Heureusement la plage où j'ai jeté et mon dévolu hier soir, et ma pioche, ne semble pas être concerné. Va falloir se priver de 220V et d'une bonne rincée d'eau douce pour ma Licorne.


Porto Colom est déserté nombres de bars, magasins, sont "cerrado" à cette époque. Je fini par dégoter un plan à l'officina de turisme et dénichent 3 cyber cafés, ouverts l'après-midi. Quelques emplettes dont du lomo, et des fruits .

Je fais un vrai déjeuner avec ma coryphène pêchée avant-hier, fritte dans huile d'olive et aulx. Surprenant, c'est non seulement mangeable mais bon . Fromage raisin café. Après 3 jours de biscuits, barres chocolatées, et autres jus de fruit ça réconforte.



Je ne sais trop quoi foutre de ma carcasse ici. Va falloir réfléchir.

Cyber café 2 euros /h  pas de news directe des potos, ils sont d'après leur blog partis sur Valencia, puis vers Gibraltar. J'en fais mon deuil.

 

 

 Je traîne dans les rues en fin de journée il fait jour un peu plus tôt. Je bois une cervezza ds un des rares troquets open, la barwoman me branche, ma no entiende mas el catstellano et encore moins le catalan... Je décampe. . Je fais un petit tour du côté de La Colonia et son église. J'y ai vue au moins 3 personnes en une heure, le catalan baléarien colonien est en voie de disparition va falloir que j'avertisse Hulot  et les verts...Retour en axe vers la douce Licorne, qui sagement m'attend

 

 

 

La Colonia, troupeau de pointus.

Repas, double film dont  phonegame avec Whitecare pas mal. Et dodo solo bobo.

 

 

 

 

 

 

Le 1er décembre 2006 Porto Colom.

 

 Je me réveille avec une évidencen vue la densité de la faune locale, je vais peut être aller faire un tour non pas du côté de chez Swan, mais du côté d'Ibiza, si la météo, Neptune et Eole sont de pair.  J'en ai rien à foutre de Majorque en solo. Autant aller dans un lieu réputé débauché... En Nov la débauche doit être quiescente, mais ce sera tjs mieux qu'ici.

 

 

 

Il fait beau, je passe la matinée à refaire ma bosse de ris, heureusement que j'arrive encore à cogiter, car lors du pet j'ai enlevé la bosse cassée et n'ai donc plus de guide ds la bôme... couillon de la lune !

Finalement c'est l'ennemi de l'homme et de Desproges qui me sauve, je veux parler du cintre, ou plutôt des cintres qui me permettent de remettre une bosse à poste.

 

 A 11H  je décolle direct sur la passe. 

La journée en mer n'a pu être que bonne, chaleur a poil le 1er décembre sur le pont,  belle bonite prise après ½ h de pêche comme d'hab. J'ai des protéines à revendre.

 

 

 

Je ne sais pas encore si je vais sur Sta Eulalia ou Ibiza et ses 3 marinas ? mais avec un peu de chance, demain il fera jour ?.

 

 

 

NUIT du 1er au 2 Décembre entre Majorque et Ibiza.

 

 

 

Et bien, ce n'est pas sûr du tout que demain il fasse jour...

 

 

 

Ca sonne sec, le Mer Veille (détecteur de radar) y va du klaxon !! ça patrouille bcp entre les îles même en décembre. J'ai bien failli me payer un chalut chalutant qui n'avait pas branché son radar. Du coup pas d'alarme et c'est un petit coup d'oeil salvateur, à moins que ce ne soit La licorne ou Neptune qui m'ont sauvé la mise et de l'abordage.

 

 

 

Puis à 50 MN d'Ibiza en plein milieu du parcours, le vent faibli de plus en plus et j'en appelle au moteur, après qq minutes, pouf  pouf .. pouf ...pouf......pouf.

 

 

 

(Bon: appartéé : j'en vois qui tiquent encore lorsqu'ils lisent Nds Noeuds, Mille Nautiques, Mn ou MN ; alors pour la dernière fois je vous raconte : 1 Mille = 1.8 Km ; 1 Noeud c'est la vitesse  = 1 Mn / heure soi environs 2 Km/h OK ? fin de l'appartée)

 

 

 

Je reprends, pouf,.. pouf... pouf.

Tiens qu'est-ce ? que n'entends-je ? plus rien . ?  NON  j'y crois pas je suis déjà à sec  !!

Petit tour sur la table à carte, au livre de bord,... 120 heures de moteur à   4.5 l/h ça fait bien les 500 litres mis à Yasmine.... Bon j'espère qu'il en reste un chouia dans le réservoir bâbord ...  Wallou !  Merde suis à sec itou...... Bon, Euh ... Eh... Eole tu viens .. ?

 

 J'ai beau lui faire de nouvelles offrandes (scotch , et incantations Cheyenne et vaudou), il dort le dieu des vents, il roupille un max, et moi et ma Licorne on se traîne à 2 Nds comme in pédibus.

 

 

 

 Bon,  il parait que la voile c'est l'école de la patience.... je ne sais, par contre grande pourvoyeuse de trou ds l'estomac, ça sûrement..... Je ne sais où ai-je foutu mon Inexium?

 

 

 

Dans le petit temps, on est toujours en train de manoeuvrer pour profiter du moindre souffle d'air. L'avait raison le grand Tabarly, quand il disait que c'était épuisant et qu'il préférait un bon baston, car « au moins y a rien d'autre à faire que de se planquer dans la bannette et roupiller » Bon faut pouvoir dormir dans un shaker, mais c'était Tabarly, normal.

 

 

 

6 NDS de vent réel ,   on reprend de la vitesse 2, puis  2.1 puis 2.2 puis 2 .4 ,   2.5  ouawou super plus que 20 heures pour rejoindre Ibiza...2.7.. 2.9,....  2.7 ?,  2.2 .??.. 1.8 ????  quoi,  QUOI encore !!!!,  (The captain says WHAT ?)

Merde j'ai embarqué dans ma folle course, une balise qui s'est entortillée autour de la dérive, faisant chuter brutalement la folle vitesse de ma nef .. plus d'une heure à essayer de me libérer de ce beau fanion, cette tendre bouée.. Je n'arrive pas à m'en défaire:.... au moins une qui ne veut pas me lâcher..... Non je déc,..... Enfin, déconne... pas tant que ça...

Sans moteur, à la voile on ne peut reculer je tente virement de bord,.. rien,  toutes les allures, je n?arrive qu'à  faire un beau cocotier dans mon génois autour de mon étai de trinquette ; Super ....

 

 

 

C'est la baume, que je relève avec la balancine qui soulève suffisamment la balise pour que je puisse with my super Leatherman (canif de marin costaud,... le couteau pas le marin), couper le bout.  Enfin libre, « Vas-t-en eh ?Salop? !!! »

 

 

 

Bon le cocotier maintenant.  Re vire de bord, remonte au vent, tire comme un sourd sur la toile, ça y est on est clair, tout est clair. «  Vais boire un coup, moi, j'ai soif « Non pas tout seul !,  avec La Licorne, qui me remercie de l'avoir libérée, d'Eole qui a du mal à se réveiller, Neptune, qui me berce de son petit clapot.

Il est 2 heures du matin ça fait 3 heures que je n'ai plus de moteur et j'ai parcouru 6 Miles ( à peine plus de 10 Kms).

 

 

 

Je reprend un tour de garde, avec réveil toutes les heures afin de ne pas en rajouter en cette douce nuit en solo.

 

 

 

Le 2 décembre de l'an de grâce 2006.

 

 

 

Pas mal Ibiza,.. vue d'ici.... On voit bien la citadelle qui se dessine sur le beau ciel bleu,... ça fait bien 3 heures que je la lorgne la belle forteresse, je suis scotchée à quelques encablures de la belle, et je vais la rejoindre,...bientôt,... j'espère...

Tiens y a de sacrés rafiots qui rentrent par la passe, va falloir qu'ils me voient si je déboule à cette allure (1/2 Noeuds.)  sinon je sens que je  vais tâter le sable de la rade d'Ibiza.

 

Midi et demi 25 heures de mer avant de mettre la pioche au pied de la citadelle pour 100 milles de nav, pas mal.

 

 

 

(pour les terriens la pioche , c'est l'ancre, pas l'encre. La baume c'est l'espar horizontal qui part du mat et tient le bord inferieur (bordure) de la voile. La balancine, c'est un bout (cordage) qui tient en l'air la baume. Une encablure égale environs 200 mètres soit 120 brasses

La mer c'est la grande étendue de flotte que vous voyez le long des golfes clairs, sur la côte...).

 

 

 

 

 Bon je vous montre quand même Ibiza Eivissa en Catalan avec quelques photos prises vraiment au hasard.

 

 

 

 

Arrivée au pas, au pas, au pas.

La citadelle

L'entrée du port.

Ibiza Quartier du Port

Bon je vous quitte A+.

 

 

 

 














 

 

Novembre 2006 : Le Secret de La Licorne,…
 
Comment se fait-ce ? que ce passe-t-il ? voilà t’y pas plusieurs mois qu’il est en escale en Tunisie,…. L’a coulé La Licorne ?? l’est échouée ? l’a trouvé un petit nid douillet en terre punique ? un palais à Carthage ? une oasis dans le grand sud ? une belle plage bien stringuée à Djerba ? une méharée en route pour le Ténéré ? un regard de braise souligné de Kôl ? L‘est peut être tombé sur Tom Cruise ? … eh les gars , Stop !!!!


J’ai pas coulé, j’ai pas noyé, j’ai pas nidifié, je n’ai pas non plus élu domicile dans un harem d’un palais des mille et une nuits (je n’ai pas trouvé…), et puis Djerba ce n’est pas Coppa Cabana, et en plus je n’y suis même pas allé,…. Alors stop ! Stop aux délires, et phantasmes.


Je vous résume la chevauchée de La Licorne, départ Mi mai , un mois à flâner sur la belle côte occidentale de l’île de beauté, un autre mois pour caboter sur l’orientale sarde, un mois de juillet en Tunisie, puis premier break pour un petit mois de boulot en métropole.
Bon , je vous l’accorde il y a eut quand même le fait qu’en cours de route j’ai pommé mon second,… si, si j’t’assure, je me suis retourné ?? et puis il n’y avait plus personne à bord !! j’étais en solo, là tout d’un coup … !! la mer est cruelle…. et l’épaule douloureuse…… mais j’ai survécu…..( mon second aussi rassurez-vous, Brigitte se porte comme un charme).


Donc en septembre retour on board avec Sophie ma fille unique (avec son frère unique lui aussi), et en tous les cas préférée , pour une mini croisière vers le sud , Sfax et la région de Tozeur (cf dernier article). Au départ Djerba était visée, mais Éole Neptune et Cie en ont décidé ainsi. Trop court 10 jours, si vous voulez mon avis, et désirez venir un jour à bord, prévoyez 2 semaines mini, et au mieux 3 ou 4, pour amortir les aléas de dame Météo.


Après les coups de Zef, Zeus et Zéphyr , c’est un petit coup de blues, qui m’a ramené mi septembre en France ; Hammamet en arrière saison, et aussi accueillante que Maubeuge à la Toussaints…quand il pleut, … et fait froid…. le soir… à la tombée du jour… d’ailleurs c’est tellement triste que le matin même celui-ci hésite à se lever,… le jour, tu suis Oui !


Donc cure de copains, amis, parents, et autres gourmandises, et me voili reparti survolant Mare Nostrum, la Grande Flaque, la belle Bleue,… etc etc, vers Hammamet. Le moral va beaucoup mieux… faut dire que j’ai dans les bagages ramené une petite girelle aux yeux caraïbes qui a tout ce qu’il faut pour égayer une petite croisière.


Donc en Octobre c’est une nouvelle virée au grès du vent cette fois, qui après moult offrandes et libations à bien daigné souffler dans notre sens. La Licorne est ravie, et on navigue entre Hammamet Sousse et le Cap Bon, la Baie de Tunis. Zeus nous gratifie d’un beau soleil, et a ranger au placard éclairs, tonnerre et autre orage en tout genre.
Tient, assez pianoter, je vous montre quelques vues de cités déjà visitées, juste pour le plaisir des yeux… 
      

Le bleu de Sidi Bou Saîd

La café des Nattes.

Colisée d'El Jem


Sousse Mosquée

        

 

Durant le séjour, 2 nouvelles escales, une à Kelibia sous le cap Bon, sympa port de pêche hors des circuits touristiques, où nous traînons une petite semaine. Dominée par sa belle forteresse, possède un quartier chic appelée Kelibia la blanche qui jouxte une superbe plage de sable blanc, fréquentée par une faune typique…

Citadelle Byzantine de Kelibia

 Voci kelibia la Blanche et sa belle plage:

 

Y va où lui avec son vélo ??


Faune typique...

 


Nous faisons la connaissance de Jeff et sa Carmen sarde, qui cabotent sur un 10 m en méditerranée, d’Allan et son beau bateau de pêcheur écossais au nom évocateur d’Oban (pour les connaisseurs de whisky tourbé). Allan est accompagné d’un french dog, très convivial et polyglotte : Icare.

Oban et La Licorne


Semaine sympa qui nous pousse à tenter l’aventure de la grande traversée vers les Baléares, puisqu’Eole est avec nous, 500 miles nous séparent d’Ibiza, cela fait une bonne trotte.
Nous décollons par un bon vent se sud ouest, qui va nous pousser jusqu’à l’île de la Galite sur la côte nord de la Tunisie.

Nous y faisons escale après 24 heures de bonne brise et 150 milles au compteur. L’arrivée de nuit par 35 noeuds de vent au radar, est un peu olé olé, mais je trouve une place entre bourrasques et cailloux qui poussent bien dans le coin. Car si La Licorne s’ébroue dans sa litière, si le captain est ravi de la course suivie, le petit mousse à bord n’est pas au mieux. C’est sûr que des creux de 3 mètres par vent arrière, ça roule, ça roule, et ma poule en est chavirée, ce qui n’est le cas de La Licorne je vous rassure…


Faut dire aussi que comme baptême de traversée j’aurais pu choisir plus cool, mais fin octobre en Méd, ç’est duraille de trouver pètole dans le coin.


Le lendemain, une escale à Tabarka sur la côte nord tunisienne à la frontière algérienne, est de mise afin de finir le séjour de façon un peu plus sereine.
Et c’est donc ainsi que La Licorne découvre Tabarka capitale du corail rouge, renommée pour ses aiguilles de rocher, et son fort génois juché sur la presque île.


C’est vraiment une bonne escale car outre la remise en état de l’équipage, qui a bien fini par arrêté de baptiser le carré, le ponton, le cockpit, ….la cale aussi….Tabarka est une petite ville douce et sereine, où il fait bon flâner et déguster un Chaouarma sur ses bancs, le soir la température est douce, la plage magnifique, les gens gentils.

Le fort sur la presque île est complètement grimé en forteresse romaine, maquillé de stuc et autre carton pâte, en vue de film péplum.


Forteresse Genoise.

De plus nous rencontrons un bateau ami, un bateau copain, encore inconnu la veille, mais que nous semblons connaître depuis toujours. Michel, Philippe et Charly sur Soup & Pipes, superbe Damien II gréé en goélette fait du gringue à La Licorne et ça marche.

La Licorne et Soupe & Pipes.

Michel et Philippe

Rencontre rare, et sympa, qui font tout le charme du voyage. Soirées pour le moins conviviales, bien arrosée de rhum , et autres breuvages que Bacchus n’aurait pas reniés, petits plat s bien mijotés. Le soir à Tabarka il fait bon vivre sur les quais, même si cela devient dangereux de circuler à 2 heures du mat, tant la mer est calme et le ponton déchaîné.. De plus on y rencontre des gens, que dis-je, des femmes louches… j’te jure. Pas voilées, non pas vraiment, mais pas nette, nette la démarche, même qu’il faut parfois les porter, j’te rejure.
 
 Donc Tabarka, on aime.
Les aiguilles au couché sont très joliment colorées,  et en VTT nous découvrons l’abominable cirque bétonné où chaque année se déroule le festival Jazz ( en fait Tabarka c’est la version Tunisienne de la pinède d’Antibes). C’est tellement moche que de photo n’en verrez pas..


 Les Aiguilles de Tabarka.

 

On en profite pour faire une petite virée dans le coin, visitons EL Kef et les belles forets d’Euca et chênes liège. Nous sommes dans la partie montagneuse de la Tunisie où l’Atlas vient finir sa course magrébine après avoir traversé les 3 pays que sont Maroc, Algérie et Tunisie. Les hauteurs n’atteignent que 1500 mètres d’altitude, mais il fait bon s’y promener.  Le paysage est valloné et très varié , avec de belles campagnes bien colorées, bigarrées.


Campagnes du Nord de la Tunisie.

 

 

El Kef domine une belle plaine agricole.


Mosquée d'El Kef.

 

 

La vie dans la région reste sereine, dominée par la vie agricole et l’élevage. On rencontre moult carrioles tirées par des ânes, des bourricots, des mulets ou autres bardots, qui en font tout le charme. Ici on sait donner du temps au temps.

 

 

 

"l'est pas belle la vie ...!!!"

 

 

Nous sommes loin de l’aéroport de Tunis très actuel, qui dès demain sera notre lot.

 

Car la croisière se termine, ….. Les copains ont largués les aussières pour les Baléares, mon équipage a des velléités de mutinerie….. Ainsi va la vie.

 

Pour finir voici ce que donne la virée tunisienne et punique sur une carte. Reste tout le grand sud qui certainement sera au programme de la prochaine circumnavigation,. Si j’ai pas coulé… si les dieux accompagnent La Licorne. (Que Tanit et Baal Hammon soient de mèche avec Allah.)

 

 

 

 

Et peut être si j’arrive à mettre un nom sur la mystérieuse girelle qui accompagnera cette odyssée…. ?

 

PS : Allez pour finir,juste un petit couché de soleil pour le fun.  A bientôt.......

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