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TDM Sept 2009 Transatlantique Transéquatoriale .

 

 

Bom dia, ca y est ! on est de l’autre côté de la piscine, on a fait un « coast to coast » maritime, une traversée à travers l’océan, une transat , une belle nav, de plus transéquatoriale , pour basculer vers l’autre côté de la terre, là où les gens marchent la tête en bas…

 

En fait, cette balade, la plus courte pour joindre les 2 continents, est  très différente sur le plan nautique, par rapport à une classique transat des alizés qui vous amène aux Antilles. Pour le comprendre il suffit de regarder une carte.


Pour les Antilles on est sur l’autoroute des alizés de NE qui soufflent régulièrement et vous poussent avec le courant tropical vers l’W (ouest) tranquillos comme Bombard l’a bien montré. On règle les voiles une bonne fois pour toute, au Cap vert cap à l’W donc, et voili 15 jours plus tard on est à la Barbade aux Antilles, à la porte de la Mer des Caraïbes.  La route Cap Vert Brésil a un cap SW où il faut passer une zone qui a longtemps angoissé les marins des temps anciens : le Pot au Noir, cette zone de part et d’autre de l’équateur, mouvante pouvant encalminer les bateau pendant des jours, voire des semaines, sans aucun souffle d’air, où le temps semble arrêté. C’est la ligne ITCZ sur la carte (zone de convergence des Alizés NE /SE intertropicale)

Donc pas de vents qui vous poussent, le but du jeu est de passer au plus vitre de l’autre côté de cette zone de calmes, vers les rafraîchissants alizés du SE de l’autre côté de la ligne équatoriale. Mais on reste sur des allures de prés avec beaucoup de réglages de voiles, et donc une traversée avec peu de vent ou du vent peu favorable qui rend la navigation éprouvante, ou du moins plus physique que la classique route antillaise.

 

Pour les voileux en fin d’article, ils trouveront un descriptif du routage suivi par La Licorne, avec ses déboires et ses avantages.


 

Donc 1650 milles nautiques (2980 Kms) pour rejoindre Fernando de Noronha, archipel Brésilien sis à 400 Kms du continent sud américain.

Mais ces chiffres ne vous disent rien sur la réalité d’une transat, il s’agit d’une belle balade de 14 jours, où vous vous retrouvez au milieu d’un grand cercle bleu magique…. Qui sépare le ciel de la mer : l’horizon. Magique parce que pendant des jours et des jours, vous en êtes le centre, le bateau semble le centre du monde, enfin le centre de votre monde.


 

Alors la vie à bord rythmée par les quarts, s’organise autour des activités nautiques, de manœuvres, de navigation à la table à carte, de rangements du bateau lorsque Neptune est tranquille et ne chahute pas la nef, de loisirs, lecture, guitare, de pêche à la traîne. De contemplation de ce monde océanique toujours changeant , de ce ciel qui au fil des milles change, où la rassurante polaire la nuit semble décidée à baisser pavillon pour se baigner de plus en plus rapidement dans le grand bleu.

 

Voici quelques clichés qui reflètent l'ambiance à bord:, et notre equif La Licorne à qui nous avons confié nos vie.

 

Petite bonite de la famille des thons....


Belle coryphène dorée.



Un spectacle pour jouer  Aranjuez

Je vous montre le spi asymetrique, mais je n'ai pu l'envoyer qu'une demi heure en 14 jours...




La traversée du Pot au Noir donne lieu à des visions de l’océan assez incroyables. Là à des centaines de Km de toute terre, vous êtes sur un lac, un miroir liquide que rien ne semble émouvoir.

 

 

 

Le Pot au Noir .... c'est ici.


Viennent de temps en temps de gros cumulus et cumulo-nimbus vous montrer pendant une demi-heure qu’il est trompeur de croire qu’ici rien ne bouge, et que les Dieux ont déserté le coin. En quelques minutes vous prenez 35 nœuds de vent, des tonnes de flotte sur la tête, les haubans hurlent, les voiles s’affolent, l’étrave écume. Et puis tout aussi brutalement, tout s’arrête sur l’ordre probable d’Eole, qui doit se marrer en regardant s’agiter l’équipage pendant l’épisode, puis qui magnanime, éloigne le grain de vous, demande à Zeus de ranger sa foudre, à Neptune de calmer les vagues ; et vous retombez dans cette nonchalance, cette quasi torpeur. La seule différence, est que du coin de l’œil vous surveillez l’horizon, pour voir si un nouveau coup de tabac n’est pas sur la route.

Joli grain adressé par Eole et Zeus



Autres spectacles dont on ne se lasse pas sont les bains de sa majesté solaire, ainsi que ses réveils, qui embrasent les cieux.

Du jaune


 

 

 



au rouge



A la sortie des zones de calmes nous retrouvons enfin, les Alizés de SE par 4° nord, et le rythme change, car même s’ils ne sont guère soutenus, les vents à force 3 voire 4 nous permettent de filer à 5/6 nœuds assurant de bonnes moyennes à 130 milles / jour mais, au prés bon plein, c'est-à-dire à la gîte…. Et la gîte pendant 6 jours ça donne ça :



Je précise que le filet est bien à la verticale....

Je précise que la cuisinière est bien à l'horizontale...



et l'horizon alors .... ?


 

La cuisine devient un art plus que culinaire, il faut être aussi équilibriste et avoir les tripes bien en place. Le maître coq alias le petit moussaillon du bord est top, et arrive même à nous faire une super soupe de poisson, et des petits plats sympas.

 

Quand tu arrives sur terre tu as l’air,… non tu es penché pendant quelques heures….

 

 

 

Cet Océan est quand même incroyable, personne, pas un quidam à l’horizon pendant des jours et des jours, des nuits et des nuits….

 

Et puis soudain un trauma visuel, il y a une silhouette qui déchire l’horizon ??? « c’est quoi  ce bord…. », le cercle est rompu…… « Oh regarde un bateau !!!», un gros

 Scandinavia qui se nomme donnant un peu plus de mirage à la vision qui se fixe sur ta rétine…

 

Une nuit pourtant l’alarme du Mer Veille (détecteur de radar) met tout le monde sur le pont (capitaine, officiers, équipage…tous les deux)… la recherche d’un esquif, d’une nef, d’un cargo s’éternise, « L’est où l’animal ? tu vois quelque chose ? » …. ET tout à coup là, un drôle de cargo tout feu éteint et qui semble tourner autour de nous, tel le squale furibond. Un avis aux navigateurs reçu il y a quelques jours par satellite, avertit qu’un bateau non identifié patrouille dans le coin et interroge par VHF les navires passant à portée, sur leur destination, leur  vitesse,.. etc se faisant passer pour un contrôle maritime. Va falloir sortir l’artillerie…., pourtant rien à la VHF. Nous surveillons le drôle, une bonne heure avant de le voir filer hors du champ visuel.  Ce bateau louche , (je crois qu’il s’agit du même) reviendra quelques nuits plus tard….

 

 

 Cargo louche dans la nuit.....



Nous retournons à notre occupation favorite, le spectacle de la vie marine, les exocets qui décollent  à la vue de l’étrave, les puffins, et autres Fous qui ne nous ont pas quittés depuis le Cap Vert,et qui parfois donnent lieu à des chasses d’envergure.


 Vol d'exocets

 

Celui là ? il a raté son amerrissage...

Copain Puffin

Attaque en piquet des fous et puffins.


 

Deux visites incroyables, en plein milieu, tout d’abord un papillon de nuit, comment a-t-il pu joindre La Licorne ?? né à bord ? puis quelques jours plus tard un petit passereau genre fauvette, est venu faire escale à bord, mais je n’ai pas pu la fixer  sur une photo.

 Bombyx Africain ? Brésilien ?


Une nuit un oiseau est venu se reposer sur le radar il avait  une frimousse inconnue.

 


 Oiseau clandestin


 

 

Et puis un jour ………. le  grand Jour,...le grand saut , la « big bascule »,….le renversement,….

 

Je résume en 2 photos:



Entre les deux...?  quelques minutes, quelques dizaines de mètres, et une seule explication :


GPS historique pour le Team La Licorne. 

 

 

ET oui, on est passé en quelques minutes du Nord au Sud, et de l’été à l’hiver …. La ligne mythique est franchie, et comme le doit la tradition responsable de déguisements, et festivités.

 

 

On est dans l’hémisphère austral, dans la partie du monde qui se tourne vers le Nord pour regarder la course du soleil, qui a des crampons aux chaussures pour tenir, dans la partie du monde où sévissent les 40e rugissants, les 50e hurlants et autres folies éoliennes qu’il faudra oublier….. non, je ne vous y emmènerai pas…. Pas cette fois ci du moins, il s’agit d’un tour du monde, cool, pépère, alizéen, intertropical, où la température de la mer descend rarement sous les 20°, alors vous pensez ! les vents fous, les glaçons qui viennent frôler la coque, ce sera pour une autre fois,… une autre croisière, un autre tour du monde, une autre Vie ?

 

Et donc après 1650 milles de croisère, les premières frégates sont venues nous rassurer sur la proximité de la terre promise,


et un beau matin aprés 14 jours de vie marine entre ciel et eau, le mercredi 7 octobre 2009, là bas, au bout de l’étrave, la terre, un pic pointe son doigt pour nous guider, voilà c’est Fernando de Noronha. C’est fini, le grand cercle bleu n’est plus… Mais on arrive au paradis, alors il ne faut pas se plaindre.


 Arrivée sur Fernando et son  pic.


 

 

On est de l'autre côté de la baignoire, belle course depuis Cannes
 

 

Un grand merci à la Licorne.






NB La Route transéquatoriale de La Licorne : le routage et la route suivie.

 

 

Pour faire bref, je vous écris le mail adressé à nos copines de Pickwick qui devrait faire le grand saut « soon » 

 

« Ola Pickwick girls,

 

Scusez moi pour le retard, mais les communications à Fernando de Noronha sont difficult. Ce d’autant plus que la traversée a été fatale aux portables (phone et PC).

 

Bon je vous raconte.  1310 milles en route directe, avec l’option de descendre vers le SE  vers le 24e voire 23e méridien, comme le conseille Cornell à ct’époque. Mais j’aurais du me méfier du british, car il a fallu galérer pour retrouver les alizés du SE, une fois le pot au noir passé, (l’ITCZ se perchait aux alentours de 8e parallèle), car nib les alizés en deçà, mais par contre le courant équatorial d’E lui il est là.  Et comme quand tu as de l’air c’est à coup sur du SW voire SSW qui s’époumone à 5 voire 7 nœuds réels !, ou tu files au prés à l’W sans rien gagner en S, ou tu files au SE voire ESE (avec 5 noeuds de vent je plafonne à 3 nœuds) + 1.5 à 2 Nœuds plein E de courant en route directe pour……… l’Angola….. super. Maman c’est loin l’Amérique, ?. tais toi et mets la bourrique ou vires de bord…. Je me suis retrouvé à 22°50’ W….

 

J’ai enfin attrapé les alizés vers le 4° N avec une belle galère du 10e au 4e, avec louvoyage entrecoupé de bourrique à 1200 tr/mn, et des moyennes correctes en surface 110 miles mais rikiki en fond 70/ 90 milles…

 

Bon quand enfin tu as de l’air alizéen ça file, mais au prés bon plein sur encore 800 nautiques. Au total 1650 en surface, 14 jours de mer pile poil avec 5 jours entiers de moteur, le reste à la gite tribord.. (y a des fois tu te dis que le cata ma foi……)

 

Donc si je résume : trop d’E au départ , une fois Brava passé il faut faire du S le long du 25e méridien, le plus possible, car en fait pour aller a Fernando tu dois faire 21 ° de S et seulement 7° d’W. De toute façon ce put... de contre courant équatorial te fera gagner en E suffisamment pour être au bon plein une fois trouvé les Alizés de SE. Bon, oublies le portant, l’asy et jettes par-dessus bord le spi.

 

Autre précaution gaffe aux cargos brésiliens qui naviguent sans radar, mais bon on en a croisé 3 en tout…

 

Mais un conseil, filez dès que possible car Fernando c’est l’Atlantide, voire l’Eden, tant tout est vert, les brésiliens sympas et chaleureux. Un vrai régal pour les sens, les rencontres, et tout et tout. Y a pas photo avec la sécheresse du Cap Vert et des Capverdiens.

Même si Fernando est cher avec sa taxe écolo, ça vaut vraiment les ronds, et puis c’est pour une bonne cause qu’on te fait raquer, pour une fois. C’est tellement beau Fernando que les yeux y te pleurent… !!!!!

 

Bisous do Brasil, c'est-à-dire chaleureux….

 

Le team La Licorne. »

 

 

 

 

 

Donc on quitte Praïa avec un certain soulagement, pour filer à Fogo dans le port de Sao Felipe sur sa côte W. Petit port ouvert au S, où l’on s’amarre par l’arrière à la digue.


Arrivée sur l'île de Feu

 Toujours pas de voilier vagabond, et un accueil encore pénible où une poignée de jeunes t’imposent leur aide , alors que tu n’as nul besoin d’assistance, ce qui est source de conflit, chaque couillon voulant être rémunéré pour qui t’a donné le conseil de mouiller ici, qui pour te dire de lancer une aussière, qui pour récupérer la dite aussière quitte à se faire « mixer » par l’hélice du bateau… bref, il faut calmer tout ce monde en ébullition, excité par ton arrivée. Bon, décidément le tourisme altère vraiment beaucoup les comportements dans ces îles. Dommage….


Fogo, seule volcanique encore récemment en activité, dont le Grand Pic qui culmine à plus de 2800m domine l’archipel.
Le Gran Pico da Fogo.

Les 2 dernières éruptions en 1951 et 1995 bien que spectaculaires, n’ont pas entraîné de victimes sauf quelques maisons sur la trajectoire des coulées de laves. Ce grand Pic se trouve au sein d’une grande caldeira comme le Teide de Tenerife, mais est beaucoup moins impressionnant rendant plus de 1000 m à son grand frère.

La Caldeira

Coulée de lave, avec maison reconstruite in situ.


 La particularité est la culture de café, de grenades, de pommes, de coings, et de vigne sur la caldeira. Vin et café ont une renommée mondiale.


Cognacier

Vigne et pommier.



Un treck sur le volcan, qui devait nous mener au sommet du Grand Pico, n’a accouché que d’une piteuse et nouvelle arnaque par un minable petit guide, Jairzon pour le nommer, qui se fait passer pour un employé de Patrick. Ce dernier, français, gère, des chambres d’hôtes au village sur la caldeira, et manage des visites sur le volcan. Ne pouvant laisser le bateau toute une nuit à cette époque de l’année, nous avons décliné cette possibilité.


Cha das Caldeira

Cratère du petit Pic

La lave au pied des vignes.


 Donc petite balade, sur le petit pic et visite des villages de Cha das Caldeira, avec Antonio Cap verdien expatrié en Belgique travaillant comme ingénieur, et Elodie sa fille, très sympa et tout aussi candides que nous. Rencontre sympathique, qui effacera la mésaventure Jairzon, et se finira sur La Licorne. Pour une fois que je prends un guide……

Dans la gueule du feu....ou descente en enfer....


Sisal.

feuiles de ...... coca ? non c'est de l'autre côté ....



Les vues sur la caldeira et les cratères donnent lieu à de belles visions mariant le noir des laves au rouge au jaune du soufre.



C’est a Sao Felipe jolie cité juchée sur une falaise dominant l’océan et une belle plage de sable noir, qu'il est doux de flaner.

Sao Felipe da Fogo

 Cité heureusement sereine, et calme, joliment fleurie où l’on peut voir les vieilles maisons coloniales appelées sobrados. Sao Felipe où le marché offre les fruits cultivés, où les enfants ont le temps de jouer aux cartes.



Sobrado



Le marché.



La belle carte de Fogo

Une dernier regard sur le Gran Pico


Allez zou on léve la pioche.

Brava l'ultime


Venons en à Brava ultime étape, ultime escale du décanèse Capverdien. C’est certainement, l’île la plus agréable, pour ses sites, pour sa verdure ( ici on peut parler du Cap Vert), pour ses habitants qui savent se montrer accueillants, comme Jao Andrade Alves, toujours disponible et discret. Premier mouillage dans le cratère de Porto da Furna, le grand port de Brava…

Le mouillage cratére de Porto da Furna. avec La Licorne bien esseulée.


Village de pêche, qui reçoit une fois par semaine la visite des cargos avitailleurs ; pas d’aéroport ici.


Le Centre de Santé.

Probablement la ville la plus jolie du Cap Vert, Vila Nova Sintra est en tous cas la plus fleurie grâce à ses 500 m d’altitude qui lui permettent d’avoir une végétation luxuriante. L’avenue principale est jalonnée d ‘ibiscus qui embellissent toute la cité. Ville natale du poète Eugenio Tavares, Nova Sintra a un petit côté antillais.


L'Ibiscus régne en maitre.

La rua azul

La Rua verde
Casa Branca
Vila Nova SIntra 


la ville de Tavares.


 Il est facile ici de se faire des « potos ».




Une menace de coup de vent nous pousse à changer de côte. Faja d’Agua est certainement le mouillage le plus proche du Brésil, le dernier du continent africain avant la grande traversée . Superbe mouillage , que je vous laisse découvrir.

Faja d Agua


La plage des pêcheurs


Ainsi se termine cette tournée Capverdienne.



Une remontée sur SaoVicente , afin de pouvoir sortir du pays est préférée à un retour pourtant plus proche sur Praïa….. On ne peut en effet sortir du pays ailleurs que de Santiago SaoVicente ou Sal. Ainsi l’exige l’administration locale, qui n’a rien à envier à la notre…… Ce qui nous permettra de boucler ce périple. 6 mois de vadrouille dans l’archipel plus de 800 nautiques parcourus, le Cap Vert le mal nommé aurait pu s’appeler le Cap Vent, tant Eole s’en donne à coeur joie.



Et si on va changer de côté, si on va changer de continent, si on va changer de saison et d’hémisphère, on reste dans le monde lusitanien, en espérant seulement que le Brésil soit un peu plus chaleureux.

Je finis avec un pote du coin á notre Licorne.... cadichonach, et une jolie frimousse



 A bientôt


TDM34 Maio la discrète

Passons à Maio la petite sœur,

 

Sise à 80 miles au S de Boavista, elle lui ressemble sur le plan géo, désertique car aussi basse, ne pouvant stopper la course des nuages, nantie de belles plages, et d’une grande ville Villa de Maio encore dénommée Porto Ingles, tant les britanniques y ont fait escale pour commercer le sel du coin. Par contre la similitude s’arrête là, plus de 2 fois plus petite, et 1,5 fois plus peuplée.Les habitants sont ici gentils et accueillants, menant une vie que l’on sent paisible.

 

 

L'île de Maio

 

Villa de Maio n’a pas de port, c’est la plage où déferle la grande houle de l’Atlantique, qui fait office de parking à pointus. Les arrivées des pêcheurs plein pot sur la plage sont assez musclées.



 Heureusement existe une grande jetée, au Nord de la ville où l’on peut aborder avec l’annexe, il y a même un gardien très gentil. On est loin de l’ambiance de Sal Rei.

Le front de mer de la ville est agréable, et lieu de rencontre de la jeunesse qui l’envahit dès qu’un jour férié pointe son nez.





Une paillote Bar-Resto ajoute au côté loisirs, vacances.


Avec la Licorne au mouillage.


 

L’architecture de Porto Ingles est pour le moins bigarrée, voire carrément flashy…..

 

Les contrastes sont parfois saisissants, belles maisons flambantes neuves de probables Cap verdiens expatriés, avec engins d’un autre monde, d’un autre siècle ici une très vieille Land Rover, lá unebarque de pêcheur au rebus.



Là encore une curieuse bâtisse où un des propriétaires ne supporte pas les pommes de douche chez lui….. ????

Alors il l’a collée dehors….



 

L'épicerie du coin.

L'épicière.


L’église de la fin du XIXe reste l’édifice témoin d’un embryon d’histoire coloniale.



 

Maio fait donc partie de ces îles qui semblent s’être échappées du continent pour mener une vie libre. Rares oasis de palmiers, alors que désert de pierres et dunes ont la main mise sur l’île. Nous parcourons sous un bon cagnard en VTT, ce petit bout de terre tout droit sorti du Mali ? sans aucun  risque sécuritaire est-il besoin de le dire……



Oasis de Lagoa
 


Monde agricole sahélien, où le cochon, les chèvres sont en liberté, avec des pintades qui piètent la caillasse, comme nos compagnies de perdreaux les chaumes. Alors que les courlis courent les plages désertiques, jonchées de coquillages.


Cochon en vadrouille
Chèvres á l'ombre.

Pintades en Patrouille.
Courlis on the beach.

Arches Porcelaines Patelles et oursin.
 

Bref Maio semble baigner dans le calme, les pieds dans l’eau, à l’abri sans doute des vagues invasives de touristes. Ici très peu de structures hôtelières, quelques lotissements de maisons de vacances, Maio n’attire pas le toutou et c’est tant mieux. Pour le vagabond baroudeur et marin de surcroît, c’est un coin où il fait bon reprendre un rythme serein.


Ainsi semble aller le petit moussaillon
 

 

 

 

 

Passons à Santiago la majeure.

 



Carte

Il s’agit de la grande île, la plus étendue, plus de 950 Km2, la plus peuplée, plus de 50% de la population autochtone, dont la moitié à Praia la capitale. Elle fait partie des îles sous le vent et des îles montagneuses capable de retenir les nuages avec son sommet à près de 1400m. Donc moins sèche, plus cultivée.



 

Pour le moins contrastée, Santiago n’est pas l’île la plus attachante, l’intérieur surtout agricole, n’est pas extraordinaire.

 

3 centres d’intérêt, au sud la capitale Praia, non loin Cidade Velha l’ancienne ville principale de l’archipel, et Tarafal petit port sur la côte NW.

 

Je vous emmène en vadrouille dans l’île vers Cidade Velha puis Tarafal avant de vous « maudire » Praia alias le chancre.

 

Cidade Velha est bien la vieille cité , première portugaise développée au XVIe dominée par la forteresse de Sao Filippe ancien roi du Portugal, édifiée pour protéger (sans succès) la ville des pirates comme Drake le british ou Cassard le frenchy.

 Vue de la ville.

 

Cette forteresse est entièrement et avec bonheur  restaurée.

 

 


Mur d'enceinte fait de briques et de....pierres.


La richesse de la ville est en partie due à la riche vallée qui s’enfonce dans le pays le long du cours de la Grande Rivière.
Ribeira Grande.


Après San Antao c’est ici que l’on fait du grogue, avec comme symbole le trapiche, sorte de meule activée par un couple de bœufs afin de broyer la canne, pour en récolter le suc, le jus qui sera ensuite distillé .


Trapiche



 

 

 

 

L’intérieur de l’île vers Assomada puis Tarafal  s’est agréablement coloré de vert, surtout du fait des premières ondées de la toute récente saison des pluies.

 Route d'Assomada.


Les iles du Cap retrouvent leur couleur à la première pluie.



Parmi la population sylvestre, deux arbres se démarquent, le très célèbre Pei de Bolom, fromager dont la circonférence dépasse les 50m photo (les 2 points en bas à droite de l’arbre… 2 villageois)
Le Pei de Bolom.



, et le beau palétuvier de Longeira qui en impose avec son drappé de lianes-racines, au moussaillon à ses pieds.

 

 

 Deuxième site le Port de pêche de Ta rafal au NW:



Tarafal de Santiago est en fait le seul mouillage sympa rencontré, joli avec une belle eau, des habitants sympa, où on peut faire de l’eau douce.

Le mouillage.

 

La plage de sable blond (la seule du coin)  est agrémentée d’une belle palmeraie faite de cocotiers et parcourue de martin pêcheurs emblème du pays.

 

Salut c'est moi Martin le  meilleur pêcheur de l'île.


Les barques sont tirées sur la plage où les pêcheurs vendent sur place leur prises.






Derrière les femmes patientent en réparant les filets, ou faisant leur lessive.


 

L’ambiance est cool, et nonchalante, les enfants peu quémandeurs.

 



PRAIA.

 L'arrivée  est trompeuse.

C’est l’inverse à Praia, la capitale de l’archipel, 220.000 habitants, où du mouillage dans la baie, tout vous semble agressif,… non,  tout est agressif .

 

Ciel bas qui bruine une humidité moite, eau pourrie jonchée de plastiques, détritus qui n’ont de soucis que de colmater les prises d’eau du bateau, l’air lourd et souvent nauséabond, du fait de la rivière, décharge de la ville qui débouche dans le fond de la baie, où s’engouffre le vent.
Plein centre La Licorne, à gauche le port de pêche au sortir de l'embouchure du fleuve.

 Même la mer n’est pas accueillante, une grande houle de sud rentre plein pot et rend dangereux le mouillage. Preuve en est les cargos bousculés, renversés, chahutés par les déferlantes , qui s’accumulent au fond dans l’embouchure du fleuve.
Epaves et surfeurs.


Pour débarquer en annexe c’est la galère, trop de rouleaux pour atteindre la plage à l’W, il y a bien le port de pêche à l’Est, mais l’ambiance est tendue, les rivalités souvent visibles, avec son lot de rixes et bagarres, et nombre de boys tentent de vous prendre en charge, afin de mettre votre dinghy soit disant en sécurité, accroché à une barque. Mais rien n’est sûr, j’ai attendu plusieurs heures qu’un pêcheur veuille bien ramener mon annexe accouplée à son bateau. 

  Il y a du Dakar dans ce port, mais aussi du Rio avec les favelas qui surplombent le port de pêche, du Calcutta pour le foisonnement. Il est sûr que nous sommes du côté de la misère, ici, ils sont loin les quartiers chics, bien que les superbes 4x4 viennent jusqu’ici, comme pour défier tous ces survivants. Lucas 22 ans, qui a tenté de gagner quelques escudos en voulant garder notre annexe, vit au port, il dort sur le quai à même le béton avec un bidon d’eau douce, future douche du matin. L’alcool, probablement des drogues plus hard circulent dans les regard des zombies qui patrouillent à la tombée du jour.

La misère surgit du moindre recoin.



Tout est prétexte, à arnaque, les prix s’envolent ici, taxis, gardiens, informateurs. Plus d’une demi journée à attendre de l’eau douce amenée en gros bidons de 200 l sur le port, pour finalement renoncer devant un prix prohibitif. Etant le seul bateau étranger depuis de longues semaines, tous voient en nous l’aubaine…

 

Alors Praia la galère ? nombre de copains venus ici, se sont fait dépouiller qui de ses papiers, qui de son annexe, qui de son moteur HB, quand ce n’est une visite nocturne à bord…

 

La ville elle-même n’est pas très jolie, même le vieux quartier du plateau, avec ses rues colorées, ne retient pas l’attention. Les monuments, édifices publics ternes, les places, et parcs inexistants.

Rue du qurtier du Plateau.


 

Alors Praia la moche ? oui, mais il y a un spot qui vaut le détour :

Sucupira, Sucupira l’énorme marché au pied du Plateau, qui rappelle les chauds marchés de l’Afrique de l’Ouest, on se retrouve à Abidjan, à Bamako, plongé dans la frénésie des marchands. Seul spot qui vaut le coup d’oeil. Malheureusement en parti couvert, avec une multitude de micro ruelles visitées à la tombée du jour, et donc impossible à photographier.

 

Oui, ce n’est pas vraiment l’escale de rêve, mais il y a eu 3 rencontre coups de soleil, tout d’abord Tah, 190 cm surmontée d’une tronche à faire pleurer n’importe quel bambin, amputé du bras droit ; qui de sa voix survole la criée, Tah qui drive son énorme barge de débarquement comme un vélo solex virevoltant au milieu des barques de pêche, Tah qui nous voyant perdu dans l’attente de notre annexe envolée avec Tchou le pêcheur, nous embarque sans rien demander pour nous ramener sur La Licorne.

Il y a eu Ribeira jeune sergent douanier du port qui  a fait des efforts pour nous aider, nous informer, nous diriger dans le port de pêche où trônait sa vedette rouillée.

Enfin à côté du marché, Tahiti nom donné par les habitants au point d’eau douce géré par un couple de capverdiens quinquagénaires mais pour le moins bienheureux et bienveillants. Ici, si tu viens avec tes bidons, tu pompes gratos le précieux liquide. Par deux fois on viendra avec une kyrielle de bidons, et bouteilles de 5l, réhydrater La Licorne.

 


Dernière interrogation soulevè par la ville, dans le qurtier NW se trouve une  colline grignotèe par des pioches. Chantier-minier géré par une sociéte Vermelho SA, qui exploite quoi ??? sable, pierres, minerai ? un mystère.
Chantier au NW de Praia
Quel minerai ?



De toute façon, vous vous doutez que partir de Praia fut un plaisir. 

 

Direction Fogo puis Brava les deux dernières îles du Cap Vert.


 

A bientôt

 

TDM 31 Juillet 2009 : Boavista La Maudite.

 

 

Décrite comme un morceau de Sahara parti en croisière océanique, Boavista est la dernière représentante des îles « Barlovento » (les îles au Vent). Aussi sèche que Sal à 30 nautiques dans son Sud, c’est la 3e de par sa superficie, mais la moins peuplée.

 

Parcours de La Licorne depuis npotre entrée au Cap Vert.

 

Autant vous le dire tout de suite, à Sal Rei de Boavista, la principale ville de l’île, je ne l’ai pas trouvé. Il est resté introuvable,…. Ali…… Ali Baba s’est évanoui, évaporé, volatilisé, envolé. Par contre, les 40 voleurs, eux sont bien là… inutile de les chercher, ils vous trouvent sans problème, pas besoin  de guide, ni de plan de route, ni de carte d’invitation bien sûr…….

 

Nous dès le premier jour, sur la plage des pêcheurs où innocemment j’ai tiré sur le sable blond, notre belle annexe. Candide je pensais que devant les quelques dizaines de zigues zonant la plage, il serait difficile de pirater l’annexe.
Bon le gus, il n’a pas osé prendre le dinghy, mais il s’est débrouillé pour chouraver la durite d’alimentation du moteur hors-bord ( heureusement cadenassé sur l’annexe).

Evidemment cela aurait pu être pire! il aurait pu taxer la nourrice (le réservoir en entier), voire mon petit moussaillon, mais cette  durite avec sa petite pompe manuelle, qui coûte 20 euros en France, est ici classé espèce en voie de disparition !!! Rarissime l’engin….. enfin sachez tout de même que les quelques dizaines de barcasses sur ladite plage, sont toutes équipées de hors-bord  munies de nourrices et durites….. Bref objet  introuvable sur toute l’île, en neuf ou d’occase ou même en kit. J’ai bien eu une proposition tout à fait gentille du frère d’Ali, qui m’en a proposé une, pas chère du tout… à 70 euros, mais j’ai du décliner la proposition…… car la pompe manuelle était fossilisée…..datant probablement du XVIIIe siècle…... avant JC.

 

Et là après avoir entendu les flics se gausser de notre mésaventure, prenant à partie les pêcheurs zonards, je commence à prendre les abeilles. Deux trois autochtones compatissent, m’informent qu'ils ont un copain qui va peut être nous aider. Chouette!
 

Après une heure de palabre, je trouve là un tuyau, ici une pompe, toujours à des prix défiant toute concurrence, mais manque toujours un embout pour raccorder le dit tuyau au moteur! Finalement j’arrive à bricoler une pseudo durite qui  me permet de constater après 200m qu’il fait chi…. Mc Gyver, et puis à bord j’ai un 2e moteur qui devrait me dépanner. Et donc retour sur La Licorne à la 

Pour clore ce chapitre sachez, que la suite fut du même tabac, un couteau de plongée, une écope, une rallonge, et pour finir le tout, une arnaque de pre rame. C’est bon pour les biceps, mais pas terrible pour le moral. mière ,par un dénommé Emmanuel…… qui m’a assuré que pour 20  euros il saurait lui, me trouver une durite complète…… confiance…… confiance…. Il a du tomber sur Ali qui l’a détroussé probablement….ou bu un coup à ma santé….

Mais il ne faut pas se plaindre, cela aurait  pu être pire... Au cours du séjour nous avons été arrêtés, dans une  virée VTT vers une épave, par un couple de teutons qui venait de s’y faire agresser à coup de barre de fer et autres projectiles petrifiés… avec un bébé dans les bras en plus… étant équipés de tenue type Absalon et non pas Rambo, on a préféré rebrousser chemin . (d’ailleurs n’a jamais pédalé aussi vite le moussaillon….  curieux non ? tiens regardez là filer….).

 

 

 

 

 

Donc, sur le plan humain Boavista est pour le moins décevante. Il faut quand même savoir qu’au XIXe siècle, l’île était répertoriée comme très dangereuse par les marins, car outre des côtes truffées de cailloux, les habitants étiquetés de naufrageurs, accrochaient des lanternes à la queue des ânes et les faisaient se promener sur les récifs afin de tromper les bateaux au large… alors… pourquoi s’étonner ?  depuis Mendell on sait bien que les cerisiers ne font pas des olives…. Hein ?

 

Quel dommage car c’est une très belle île sauvage, parsemée de dunes, de grandes étendues, de plages de dizaines de Km, désertes.  Parfois en plein Sahara , parfois au Nevada, parfois à Bora Bora, parfois à Santa Monica, mais toujours à Boavista.

Oasis au Sahara ? non a Boavista

manque l'Harley et c'est easy rider...

Dattier a Ouarzazate ? non Tamareis a Boavista



Nevada á Boavista.


BoraBora ? e Boavista

La belle plage de Santa Monica. 20 Kms de long..



C’est le paradis des pêcheurs sous marins, des chercheurs d’épaves (plus de 300 sur les côtes… tu parles on sait pourquoi….).

 


Pêcheurs sur l'eau



Apprenti pêcheur dans l'eau. 
Epave de la Santa Maria.
Fous masqués sur épave perchés




Nous faisons le tour de l’île en 4x4  photo carte et 4x4

  Virée en 4x4

Tiens pour une fois je vous montre la carte de l'île pour vous monrer le parcours.


Rabil et son église du XIXe, (une antiquité ici), Joao Galego et son centre culturel à l’effigie de Cabral le héros de l’indépendance,  Ervatao superbe spot pour la glisse et la nidification… (surfeurs et tortues s’y retrouvent tous les ans..),

Rabil church  Igrega di Rabil

Joao Galego
Lui là surfer ? ça m'étonnerais ... t'as vu sa planche ?....

Laurel et Stanley ...

les superbes plages du Nord Est qui s’étendent sur des dizaines de Kms seulement parcourues par quelques primates lanceurs de pierre et un joli moussaillon (espèce trés trés rare)….


Sa roule la houle.

Dans le domaine zoologique, les tortues maintes fois entraperçues sur La Licorne sont très, très craintives, impossible de les photographier même en annexe, elles ne sortent le tête de l’eau que quelques secondes toutes les 5 à 10 mn. Seuls les carcasses rencontrées sur les plages témoignent de leurs venues. La ponte devant être aoutienne nous n’avons pas rencontré de traces, ni de signe d’enfouissement  sur les plages.

Tararugas carapas en portugais sans accent, tararugach carapach en crioulu...(créole du coin)

Quand aux poissons c’est un vrai régal pour les yeux et le palais. Péroquets, Poissons trompettes, Carangues, Lutjanidés, Mulets, Poissons Limes ou Bourses, Mérous  appelés Garupa, poissons Porc Epic ou Diodons , et des myriades de harengulas, Castagnoles, de belles murènes, pas vu de requins comme à Sao Nicolau, bien que présents.


Tiens je vous en montre toute une papardelle comme on dit du côté de chez Pagnol.
Perroquet (Scarus Scaber)
Lutjan du genre précuit..


 


Poisson Trompette

Garupa, le rouge mérou du Cap Vert.

Carangue
Poisson Porc Epic ou Diodon (toxique pêché par mégarde...)

Poisson Lime ou Bourse.




Harengulas sous La Licorne.

Par contre le fond coralliforme est pauvre, quelques madrépores, pas de gorgones, quelques coraux de feu, cela n’a rien des visions paradisiaques caraïbes ou polynésiennes.

 

Les coquillages ramassés sur les plages se font rares. Pas vu les fameux cônes renommés, seules quelques porcelaines   patelles, et Arches.

 

Pour résumer…. : Boavista ? très belle île malheureusement habitée…..

 

Bon je vous montre juste un truc un peu ouf, sur ce cliché vous apercevez une cité très orientale ou hollywoodienne (au choix). C’est un hotel de 1800 chambres !!!! On n’a pas visité…. Tant pis pour vous.

 

 

Bon, mon article est assez déshumanisé me direz-vous …. C’est voulu afin de remercier pour leur hospitalité les Boavistais et Boavistaises, de leur accueil, leur gentillesse, et tout et tout….

Afin de me faire pardonner, je vous joins l’avenir de l’île sur ce cliché de bambins somme toute innocents…. Encore innocents…..

quoi que …. Z’avez vu ils ont commencé l’entraînement…… ( je rigole !!!!  hihihi……. Enfin…)



Allez on finit avec...
 Moi Scarus suis-je aussi beau que mon alter-ego amazonien le bel Ara ?

 

TDM 31 Ilha de Santo Antao enfin une île en accord avec le Vert du Cap.

 

 

Je vous avais donc promis, une île enfin verte bien verte, avec des arbres, des feuilles, des plantes et tout et tout avec de la chloro plein les mirettes ?  bon !suivez moi, nous allons traverser les 7 miles du canal séparant Mindelo de Porto Novo, la capitale de l’île de Saint Antoine.


Pour ce nous allons embarquer sur le Ribeira de Paul (prononcez de Paoul), un vieux « rouillon », une vieille baille (bateau) qui traverse le canal depuis de nombreuses années, certains dirons de trop nombreuses années, et ils ont tort car tant qu’il n’est pas de profundis, il a le bon goût de flotter.

 

La vielle baille Le Ribeira de Paul

 

Pourquoi laissons nous La Licorne dans la belle baie de Mindelo, et bien parce qu’il n’y a pas de mouillage vraiment  à Santo Antao, pas suffisamment sûr pour laisser le bateau une journée entière, voire 2. Donc n’ayant qu’une seule Licorne en stock, j’y tiens et préfère la préserver à Sao Vicente.

 

Donc en route , ou plutôt en mer avec le Ribeira,  spartiate mais local et sympa.


 

          Cool la coiffe.


Santo Antao est la dernière des îles au vent, la plus occidentale de l’archipel, c’est la deuxième par sa taille (780 Km2), et sa hauteur (1979 m), habitée par 50.000 Capverdiens. L’Afrique semble loin, certains paysages font plutôt penser aux Antilles, et même aux Andes, car Santo Antao est très montagneuse et accidentée,c’est l’île des treckeurs, surtout dans sa partie nord. Les balades sont superbes.

 

Bon sachez que c’est la plus agricole, la plus cultivée, la plus irriguée des 10 cap verdiennes.

 

Tiens avant de vous emmener en balade, je ne vous présente le patron: St Antoine.


 

Bon, d’accord quand je parle d’une île verte, faut pas imaginer une petite Irlande, ni même une anglo-normande, ou une antillaise, la majeure partie est à l’unisson des petites sœurs ..


ici au dessus  la côte est avec PortoNovo , comme cette côte SW (sud ouest) en dessous, où je vous emmène non loin de Ponto do Sol,

       ( Quoi ? en bas ? c'est une porcherie, j'te jure.)


Ponto do Sol où siège de l’aéroport.


T’as vu ? la longueur de  la piste ?  il parait que dans les avions ils te filent non pas le classique gilet, mais la combi entière avec masque tuba, palmes et bloc avec détendeur….. mais je n’en suis pas vraiment sûr…. Je n’y crois pas…. il manque le stab ..... et la ceinture ?

 

Oui, donc je vous ménage, je ne vais pas vous balancer comme ça directos, un paysage floral, végétal, arboricole, voire amazonien, le choc risque d’être fatal, après plusieurs semaines de rocailles, caillasses,  salines, dunes, sable, erg, et autre reg, on va y aller molo.

 

Donc en partant du Ponta do Sol par le petit chemin à droite, mais si… bon.. remonte sur la photo… tu vas grimper pendant une petite heure pour atteindre Fontainhas.


 

Look !

 


L’est pas beau l’équilibriste ? hein ? ça fait côte amalfitaine, ou cinque terre. non ?

 

        Fontainhas


 

Et les restanques, quel boulot ….. et au fond du rio tout en bas, cannes à sucre, papayes, mangues, bananes….. t’imagines quand après une longue journée de cerclage, désherbage, , irrigation, t’oublies la bêche là,…en bas, et que t’es pas sûr que Raoul soit rentré avant toi, le maraud !!!

 


 

Allez , je vous montre la route principale de l’île, qui mène de Porto Novo à Ribeira Grande, d’abord parce qu’elle est superbe, appelée la Corda, route de crête, surplombant des apics vertigineux, route funambule longue de 50 km, qui relie les cotes SE et N


 

Mais aussi parce que décrite comme une véritable œuvre d’art, que je qualifierais plus volontiers, de pharaonique, tant le travail me semble énorme, toute pavée comme le veut la tradition, à la main. Les cantonniers du coin savaient, et  savent toujours manier le niveau, le cordeau, et la massette.

 

          " plus que 200000000000012...."

 

 

 

 


 

Ribeira Grande 2e ville du pays au bout de la Corda, n’est guère verdoyante, les footeux en herbe bien sûr….en savent quelque chose..



, mais les enfants ont plus de chance avec leur école.

 

         Ribeira Grande school

 

 


Allez zou, c’est parti  pour une grande balade de plaisirs, plaisirs des yeux, des sens, …

 

Tout part d’un superbe cratère volcanique, Cova…

 

Qui sied à 1000 m  sur la fameuse Corda. Déjà quelques plantations de cannes à sucre, de maïs, cerné par des cyprès et pins canariens.


« moi, je ne suis venu que pour la carte postale »

 

 

et puis aprés une grimpette sur le bord nord du cratère,……..

 


 

 

alors qu’au loin une île entre le ciel et les nuages, surveille l’horizon, le chemin reptilien qui mène à la plage, plonge directo dans le coton-cumulus.

 


 

Alors nous pénétrons dans un monde onirique, où tout peut arriver … si, si, ….. tiens d’ici à ce qu’un gorille déboule par la gauche y a pas loin….

 

        " suffit d'attendre..... quelques.... temps......................patience.............................."

 


Et sous la mer, le paysage est transformé, shangrilesque, si si, y a du vert partout…..


 

Vous êtes dans la Ribeira da Paul, une vallée agricole, le verger du Cap Vert, maïs, haricots verts, mangues, papayes, bananes, patates,arbres à pain, tout pousse, et surtout la canne à sucre, la Ribeira écoule plus de 300.000 litres de rhum par an….. !

         La Ribeira de Paul


 

         Arbre a Pain


         et leurs fruits.

 

Les rhumeries sont les grandes propriétés du coin, elles sont pourvoyeuses de la principale richesse de Santo Antao.

 

          Rhumerie

           et leurs fruits


Nous dormons ici dans cette vallée à Cha de Manuel de Santos, petit village tout au bout du chemin carrossable qui remonte de la mer, dans cet endroit unique……. Oui surtout au Cap Vert…..

        Village (Cha) de Manuel de Santos

 

 

 

Vie agricole par excellence dans une vallée de calme

         " sacrée tignasse....!!!"


Allez on finit par un arbre qui fait rêver ; lors de la floraison, il explose et flamboie ses fleurs en grande ombrelle vermillon.


 

 

A bientôt « si j’ai pas coulé…. »

 

 

 

PS j’allais encore oublier la carte de l’île. Oui à ce propos Santo Antao est encore à découvrir, toute sa partie Sud est isolée, une seule artère nourricière, longe la côte SE. C’est promis je vous y emmènerais lors de la prochaine boucle…..  « si j’ai pas coulé ».


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TDM 31 Juin 09 Ile de Santa Luzia et Sao Vicente.

 

Bom tarde,

 

Il fait 28°c les Alizés semblent vouloir se calmer, tant mieux. De nombreux récits maritimes font état des Alizés musclés du Cap Vert, on peut parler effectivement parler de vents toniques et adeptes du body building. Et qui dit brise, dit obligatoirement mer vaguement agitée, ou même houleuse , voire déferlante, et non pas noisettes.....

 

C'est donc une belle houle qui déferle sur les belles plages de Santa Luzia, et qui vont nous en interdire l'accès. Dommage le site est superbe, il n'y a pas âme qui vive, seuls quelques pêcheurs venus de Sao Nicolao ou Sao Vicente viennent taquiner le waou, ou la dorade coryphène, voire le marlin.



 

Je vous présente donc cette jolie îlette à l'ouest de Sao Nicolao, qui se présente devant notre étrave après avoir longé les caillous Razo et Branco.

 

 



Après une trentaine de miles on mouille la pioche juste à côté d'un beau rocher, et non pas sur le rocher comme le laisserait croire l'écran de l'ordinateur, qui bien que flou n'en est pas moins démonstratif des limites des logiciels de navigation...

 

Quand je pense qu'il y a de plus en plus de skippers qui confient le pilote automatique de leur bateau au GPS branché sur un soft de nav !

 


La preuve : La Licorne et son caillou...

Quand ça deferle impossible de débarquer...

En toile de fond Sao Vicente.

Bon, reprenons la mer en flânant le long de la plage avec 2 ris dans la GV et en route vers Sao Vicente, vers la civilisation, vers Mindelo la 2e plus grande cité du Cap Vert.

La Licorne en vadrouille


 


Sao Vicente Mindelo

La grande baie de Mindelo gardée par l'ïlot dos Passaros, est un très bon mouillage, et une escale appréciée pour l'ensemble de ses équipements accessibles. La marina reste très onéreuse (plus que celles de la côte d'Azur), mais accepte les annexes des vadrouilleurs qui comme nous, mouillent à 2 brassées des pontons. ( à raison de 2 euros / jour).

 
Sao Vicente Ilheu dos Passaros


Mindelo Bay

La nouvelle marina et la Licorne cerclée



Le célèbre Monte Carra profile son visage. au sud de la baie

 Carra c'est moi.....

 




50.000 âmes sur les 70 de l’île, Mindelo a
beaucoup de charme, avec son front de mer coloré, sa contrefaçon de la Tour de Belém, ses marchés, et ses nombreux stades. Car curieusement cette ville est très sportive, comme en témoignent les nombreux joggers qui parcourent le passeo maritimo.


 Front de Mer







Enfin des arbres... un superbe famboyant.





La place Estrela avec ses azulejos nous rappelle l'histoire lusitanienne de l'île.



 

La vie est ici très antillaise, avec un petit côté brésilien, comme en témoignent les maillots de la plage de Laginha, la Copa Cabana locale.

 



L'ambiance est en fait très contrastée à Mindelo, où les rues sont parcourues de superbes 4x4 de plus de 30.000 euros pièce, d'enfants très européanisés, mais aussi de mendiants, avec des marchés bien peu achalandés, un réseau routier toujours pavé ; l'absence d'eau courante dans de nombreuses habitations.




Au sortir de l'école... jeans rayban et Tshirts tendance...

Le marché central

   



En fait l'argent de la diaspora surtout américaine est responsable de ces écarts. Mais dans l'ensemble on est loin des grandes villes africaines, qui grouillent mais sont paupérisées une  surpopulation due à la désertification des campagnes.

 

Les marchés s'ils se multiplient n'offrent que peu de légumes, et fruits, tous importés pour la plupart de l'île voisine San Antao : bananes, goyaves, mangues, pommes, oranges, semblent souffrir de l'absence d'eau. Car ici pas de source, pas de rivière, pas de lac, pas de précipitations, ou si peu qq mm par an. Le monte Verde qui culmine à plus de 700 m, se cache souvent dans les nuages, mais reste incapable de les arrêter.

 

Mindelo ne s'abreuve qu'avec un procédé de dessalement de l'océan. Cela nous rappelle que l'eau reste un luxe dans de nombreuses contrées hors CEE. A la marina nous pouvons faire le plein moyennant 2 euros les 100 litres.

 

 

Le reste de l'île est très aride, avec quelques villages oasis .

 





Le petit port de pêche de Calhau au NE battu par l'océan, nous assure que la vie n'est pas toujours facile au Cap Vert.



De là s'étend  Praia Grande la bien nommée longue de plusieurs Km vers Baiai des Gatas, elle aurait très bien pu se nommer praia plastica tant sont pollués ses rivages. A croire que cette plage au gré des Alizés de NE reçoit toutes les bouteilles plastiques de l'Afrique sénégalaise.et mauritanienne.





 

Afin de ne pas finir sur ce triste sort de cette côte, finissons ensemble par le souvenir de ce visage d'enfant, et ce joli petit nœud de tissu agrémentant ma foi une bien jolie courbe.

 





Bientôt je vous emmène dans une île verdoyante, si, si, .... J'en ai trouvé une,...promis.

 

Emmanuel

 


J'oublie la carte de l'île..... scuse


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ilho de Sao Nicolau

 

Juste quelques mots sur le Cap Vert: tout d’abord  le préposé au dénomination géographique ne devait pas manquer d’humour pour appeler cet archipel Cap Vert…. Je dirais simplement qu’à première vue ce n’est pas la couleur qui domine… Sur les Capverdiens je dirais assez vertement qu’ils sont plutôt noir de peau, mais surprise pas  tant que cela, car bien que Guinéens d’origine pour la plupart la colonisation portugaise a su se métisser, et du coup  on comprend mieux le surnom de petit Brésil du Cap Vert . 80% de la population est composée de métisses ce qui est important pour une ancienne colonie de l’ancien monde.

Alors ce fut une colonisation plutôt sympa me diriez-vous ? et bien que nenni gente dame, le Portugal n’a bien voulu lâcher ces îles qu’en 1975 après une longue lutte armée avec une guérilla à la fois guinéenne et capverdienne ; soit 15 ans après la plupart des pays africains de notre ancienne AOF et AEF.

 

Bon, métis libres et sympas ? je dirais plutôt réservés voire indifférents, certainement nostalgiques comme le veut la musique locale très sodade  (il est vrai qu’avec Cesaria Evora comme ambassadrice tu ne dois pas pouffer souvent…), en tout cas ils rigolent moins que sur le continent, bien qu’ils restent très festifs et très famille.

 

Autre particularité des 500.000 Capverdiens dans le monde, la moitié vit hors pays, USA Europe Canada ; Véritable diaspora qui fait vivre le pays en rapatriant des devises. Cette diaspora est une longue histoire, provoquée par les famines successives qui ont décimé les ïles lors des périodes de sécheresse.

 

 

Bon donc  après Sal nous piquons plein Ouest sur Sao Nicolau  distant de 90 miles (Cannes Calvi) poussé par un bon petit alizé bien tonique de 25 Nœuds. 12 H de nav plutôt sympa malgré l’absence toujours remarquée de poisson en bout de ligne.


 

Sao Nicolau c’est l’île des surprises, tout d’abord arrivée sur Tarafal sur la côte SW au moteur !!! pétole comme chez nous !!! pas un souffle , bien abrité par le monte Gordo qui culmine   1300m au dessus de Tarafal. Après 3 semaines de vent dans les naseaux ça fait du bien un  petit calme. Du coup le thermomètre grimpe dans les 28 30° dans la journée, il fait chaud la baignade devient  plaisante, et on s’en donne à cœur joie pendant 2 jours.

 

Pourquoi 2 jours seulement ? parce que : 2e émoi, suivent 36H de coup de vent mémorable avec des rafales à plus de 55 nœuds de quoi faire fumer l’océan. .  2 journées bloquées sur La Licorne qui tient le choc, accrochée à ses 2 ancres et plus de 70 m de chaîne. L’annexe joue les filles de l’air, se retourne et émerge son moteur, les embruns, soulevés par ce vent de terre déjà  chargé de poussière, se salent allégrement et encroûtent tout le gréement du bateau. Un poulet au gros sel ça se voit, mais une Licorne ?  


Quand l'ocean fume...



Cordage et hauban encroustés

Pavillon Cap Verdien neuf... aprés 36h de coup de vent.

 

Un bateau voisin  à moteur de 25 m n’arrête pas de déraper sur plusieurs centaines de mètres, multiplie les tentatives pour revenir et retenter un impossible ancrage. 2 journées et une nuit bien  agitées pour le skipper.

 

 

 

Troisième émotion et non des moindres, lors d’une belle partie de pêche sous marine à la poursuite de perroquets, poissons limes et autres balistes dans une eau peu cristalline mais à 26° quand même, une ombre passe sur ma droite…. un ange ? m’interpelle-je ? …Oups !!!! « pardon madame, je vous en prie après vous.. si si j’insiste…… voilà, voilà, …. Oui c’est ça à plus comme on dit….. » Ouaou doit bien faire 2.5 m le bestiau…. Une belle nourrice nonchalante, qui doucement s’éloigne majestueusement. Je suis dans même pas 3 m de flotte, sûr qu’il doit avoir pied le squale !!! j’ai du interrompre sa sieste, car dans la journée ils dorment normalement les requins nourrices, sur le sable peinards, en attendant l’apéro de 18 heures.

Je ne sais s’il s’agit d’un réflexe inconscient de survie, mais par la suite, j’ai  raté tous mes tirs au fusil, « oh ! mince encore à côté… » incroyable cette maladresse ? non ?

Et maintenant je traîne mon accroche poisson à plus de 10m derrière moi. Car ce ne fut pas la seule rencontre  du séjour sur Sao Nicolau.

Malheureusement je n’ai pas pu photographier ces sharks du fait d’une eau trouble ou de l’absence de requins lorsque je n’oubliais pas l’appareil. Bientôt, bientôt.

 

 

Une autre anedocte  que j’oubliais : lors du coup de vent et du retournement de l’annexe, si le moteur et le réservoir ont pris  un bain forcé mais ont survécu, il n’en est pas de même de mon poignard de plongée, de l’éponge et de l’écope qui ont subit l’affreux sort d’une noyade tragique.

Sauf qu’à bord mon petit moussaillon a eut le réflexe de noter le point GPS du naufrage, et que 2 jours plus tard  à l’aide d’un compas de relèvement et de 90 m de fil de pêche j’ai pu remettre l’annexe juste à l’aplomb du chavirage et plonger pile- poil sur le poignard planté dans le sable 10 m plus bas. Une chance assez inouïe il faut bien l’avouer. Du coup le moussaillon a pris du galon.

 

 

Bon allez zou ! je vous emmène faire un tour sur l’île en VTT vers le NW sur les routes toute pavées.
(même les lignes blanches et les bas côtés sont en pavés). J’ai compté qu’il en fallait plusieurs millions pour recouvrir les 30 bornes séparant Tarrafal de Ribeira Prata. (en gros 500.000 par Km)



Petite baignade à Praia Grande

 

Paysages volcaniques toujours aussi verdoyants comme vous pouvez le voir….




 

Ribeira  Prata la rivière d’argent,

Il s’agit d’ un charmant village au bout de l’île avec une particularité : la présence d’une « rocha scribida » , d’une roche gravée de mystérieux signes ou lettres qui ont fait supposé que les îles furent occupées avant la venue portugaise du XVe s.


Je vous laisse juge pour savoir si l’origine naturelle ou humaine semble plus judicieuse.

 

 

 

Retour sur Tarrafal : le seul grand port de l’île, la deuxième ville et certainement la plus dynamique. Port de pêche artisanale (pecheur) mais aussi haut lieu de la pêche au gros ou des amateurs viennent titiller le marlin bleu, et lieu de débarquement du ferry inter-îles. Mais pas de port pour les petits plaisanciers, alors on mouille non loin en face de la plage de sable et galets noirs. Et ça roule ça roule jour et nuit….. il parait qu’il s’agit d’un des meilleurs mouillage du Cap Vert…. Ça promet…

La Licorne
Pêcheur


Ce sable  est réputé pour ses vertus thérapeutiques anti-rhumatismes car riche en iode et titane.

Sable aussi vert que ses habitants
 




Un petit treck dans la Ribeira Brava qui chemine de Villa la capitale de l’île à Cachaço 500 m au dessus.  2 petites heures de grimpette sur pavé à travers la campagne de restanques.

Restanques

Cachaço


 

On poursuit avec la grande randonnée de Sao Nicolau, la montée du Monte Gordo à partir de Cachaço. Cette balade nous fait grand bien car la montée est enfin verdoyante avec eucalyptus, pins canariens, et cyprès qui avec les sisals parsèment la piste.
Un coin vert au Cap Vert

 La surprise vient au-delà des 1000 m où les arbres font place aux arbustes et à une couverture de lantanas qui nous accompagnent jusqu’au sommet.

 

La vue sur l’ensemble de Sa Nicolau est superbe. On voit même La Licorne dans le port de Tarafal.


Le port de Tarrafal du Monte Gordo.


La Vallée de Faja

 

Au nord la belle vallée de Faja, qui a sa petite histoire française. Vous vous souvenez des salines de Sal, et bien ici les français ont aidé à irriguer une partie de la Ribeira Faja, grâce a un géologue qui survolant le site a diagnostiqué une vallée fossile recouverte de couches de lave récentes, et en a déduit qu’au fond devait exister une rivière souterraine qui drainait toutes les eaux de pluie du Monte Gordo. Une galerie horizontale fut creusée à flanc de pente à Faja par les paysans locaux transformés en mineurs. Six années de dur labeur et plus de 2 Kms de galerie ont permis de trouver le filon.  L’irrigation par simple gravité a permis avec un débit de 800 m3 par jour de cultiver une bonne  partie de cette vallée.


 

 



 

Retour sur la « gran ville » de Villa qui est agréable avec des petites ruelles, une myriade d’échoppes, des maisons bien colorées, et un bon petit «  resto à pas cher » le Bella Sombra.


Villa de Ribeira Brava : la capitale.




 

On y loue un petit 4x4 (pour 50 euros la journée) afin d’aller découvrir le reste de l’île.

 

Et nous voilà partis  vers le bout du monde, le petit port de Carriçal à l’extrémité est. Piste très cassante, mais superbe bien que minérale uniquement.


 Jalunga sur la piste du Nord.



L’arrivée sur le petit port oasis est surprenante, car c’est le seul coin vert à des Kms à la ronde. Il y a un petit côté sahelien, dans ce bled qui nous enchante.


 

Dernier coin à voir la plage de Baixo de Rochas à quelques encablures de Tarafal que nous allons visiter en annexe. Il d’agit d’une plage dune étonnante car à flanc de falaise trés verticale qui se jette dans une belle anse turquoise, et requinisée à souhait.

 La plage de Baixo de Rochas



On finit avec un Fou masqué et bien sur un dragonier symbole du Cap Vert


 




Voili pour Sao Nicolau, bientôt Santa Luzia l’île déserte et Sao Vicente...tout là bas au bout....

 

 

eb

TDM 29 Avril 2009 CapVert  Ilha do Sal

 

Reprenons..... ça va vous ? oui je sais ça fait longtemps…. Trop ? ..sympa, merci, moi aussi vous m’avez manqué mais j’ai des excuses, je suis très jeune, et de plus j’ai le temps comme disent mes amis africains.

Donc voici venu le temps des retrouvailles avec la haute mer, pour La Licorne et son équipage, après une phase de bricolo-remise en état-carénage canarienne. J’ai même jeté un œil sur la peau de La Licorne, que j’ai dévêtue non sans mal et avec beaucoup de sable, dans le sud de Gran Canaria. Et je dois dire qu’après plus de 25 ans de vadrouille océanique la Licorne a une peau de bébé, sans aucune trace de la très redoutée éléctrolyse (la vérole des bateaux alu).

 

Donc coque nickel chrome bien qu’en aluminium AG4.

 

Donc la bête est  bien décidée à se jeter dans l’océan, plein sud vers le soleil, les alizés, le Cap Vert. Alors pourquoi la contrarier ??? Vas ma belle, files, sillonnes, galopes, sur les grandes plaines océanes.

 

Et voili comment on se retrouve pour une balade de 6 jours à parcourir plus de 800 milles nautiques (Mn), cap 220° sud_sud_ouest (SSW) vers el Cabo Verde et son décanèse.

 Le parcours depuis le départ.

 

800 Mn séparant les Canaries du Cap Vert, représentent pour vous donner une idée des distances, une route directe de Cannes, pour Edimbourg si le scotch et le kilt vous attirent (je pense à JP), ou Copenhague si vous êtes plus inouïte et ours polaire, ou Varsovie si la polka_vodka vous inspire, ou encore Athènes et son Cirtaki arrosé à l’Ouzo, ou El Goléa aux portes du Sahara, voir Meknes et son thé à la menthe au pied du moyen Atlas.  Belle petite trotte de 1500 Kms, par un bon vent de NE (nord-est) force 5 à 6 et une mer bien formée.

 

Sous GV (grand voile) seule, afin d’éviter le faseyement du génois sous fausse panne (au presque vent arrière, la grand voile reçoit le vent en prem’s et dévente la voile d’avant : le génois. C’est la fausse panne : par bon vent on y remédie soit en envoyant génois ou GV, soit en tangonant le génois par petit souffle éolien).

 

Six jours pile poil, avec pour seule compagnie nos potos les dauphins, et quelques exocets qui prennent la Licorne pour le Charles de Gaulle.


 Alfred et Germaine.


Exocet aponté....


C’est le grand désert, nous avons du croiser 4 bateaux dont cette incroyable barge de grues portuaires, en plein milieu de nulle part…..

Rencontre en plein Atlantique à 600 Km des côtes africaines.
 

Le ciel et son pestacle en fin de jour est toujours aussi émouvant, et petit à petit la nuit sous le beau Scorpion sort de l’horizon la belle Croix du Sud, la plus connue des constellations australes, qui a fait rêver plus d’un marin, circumnavigateur, avide de grand sud, d’espace, et d’aventures

Tout au bout...... lá bas..... un nouveau monde...

 

J’ai du mettre le pied sur le frein les dernières encablures, pour ne pas atterrir de nuit à l’île de Sal, la première capverdienne. (2 ris dans la GV quand même) et des surfs à 7-8 nœuds.

 

 

Premières remarques sur cette traversée : pas chopper un seul « poiscail » (décidément les rapalas méditerranéens n’inspirent pas les poissons atlantes), pas vu de petits zozios ou très peu quelques puffins, mais surtout si les Alizés sont bien au rendez-vous, sont froids ces p…. de vents, à peine au dessus des 20°, ce qui est surprenant en zone intertropicale. On est quand même au niveau du Sénégal…. Dans le ventre de La Licorne il fait bon aux alentours de 25° mais dès que tu jettes un œil au dessus de la capote pour vérifier qu’il y a toujours de l’eau à courir…(vue que tu n’as aucun cargo à zieuter), tu te gêles les prunelles, si si j’te jure, et t’as intérêt à garder les mimines dans les poches si tu tiens à tes doigts, et les oreilles sous le bonnet polaire pour ne pas les voir s’envoler. Car ça décoiffe les Alizés, quand Météo France t’annonces 5-6 , c’est 6 établi avec rafales à 7. Un bon Mistralou qui te glace la Canebière sans Casa.

 

Bon, alors le Cap Vert ? ……ça vient, ça vient.


 
Voici, les 10 CapVerdiennes avec au Nord les îles au vent, et en enfilade vers les Sud les îles sous le vent. 450.000 âmes chrétiennes en majorité, répartie sur  4.000 Km2, dont plus de la moitié sur Santiago et la capitale Praia.


 

 Les spécialités du Cap Vert la musique avec Cesaria Evora la diva aux pieds nus, la pêche dans ces eaux coraliennes, le café, le grogue (le rhum du coin). La cachupa est le plat typique, mélange de féculents en sauce qui tient bien au corps ; si vous voyez.



 Le Croioulo est à 215 Escudos soit 2 euros les 250g

Cachupa à l'omelette.

La monnaie l’Escudos qui vaut le centime d’Euro.

  Environ 1 euro.

A droite vous aurez reconnu le fameux dragonier.

Arrivée sur l’Ilha do Sal, la dernière des 10 à être habitée dans les années 30 au XIXe s ; la plus Nord-Est à quelques 200 Mn de la côte Sénégalaise, cette île du sel en manque un peu, tant elle est plate, et désertique.

Paris Texas ... c'est par là ?

Bien que courue du monde entier par les surfeurs et véliplanchistes ou Kite surfeurs, pour son fameux spot du côté de Santa maria au sud.

 

On atterrit à Palmeira au NW le seul port, afin de formalités d’entrée, non loin d’Espargos et son aéroport international Amilcar Cabral (héros de l’indépendance, d’ailleurs bien tardive).

 

 

Les seules taches de couleur de Sal.

Le cyber café d'Espargos.

Palmeira  vous plonge dans l’ambiance Capverdienne, nostalgique (sodade) et sereine. Village de pêcheurs aux maisons et barques colorées, très africain où rien n’est indiqué pas plus le poste de police, que les boutiques et autres commerces. Il faut entrer ici par exemple, pour être chez le chinois. Pas d’enseigne, rien. 

 Entrée de la superette outside....
véritable caverne d'Ali Baba inside.

Café au lit, le pointu de Zidane un poto du coin.

Palmeira city

Pas de chaleur torride, le vent, toujours le vent les Alizés frais, avec l’Harmattan qui de l’Est Africain ramène une brume de poussière, qui ocre tout du mat aux filières, en passant par barres de flèches, taux et bastingage.

 Ce vent qui ne cesse durant les mois d’hiver et de printemps de balayer les plaines de Sal, est en fait le principal pourvoyeur en sels ferriques de l’océan, indispensables à la croissance du plancton. Donc on subit en courbant l’échine, mais en remerciant l’Harmattan de ses bienfaits.

 

3 centres d’intérêt sur Sal :

 

La plage de Santa maria, déjà envahie de résidences, et autres hotels, résolument tournée vers le tourisme, et déjà déflorée par celui-ci, mais la plage est vraiment belle.

Santa Maria beach
avec une eau trés Caraibes.

2e point d'orgue:
La piscine de Buracona, qui est un bassin naturel au pied d’une falaise alimenté par les marées où il fait bon faire trempette car abritée du vent.


 

3e centre d'intérêt:

Les Salinas de Pedra de Lume : en fait le seul site qui vaut vraiment le détour, même si celui-ci peut être sportif (en vélo il nous a fallu plusieurs chambres pour en revenir….. crevé).

 

Il s’agit d’un ancien cratère sis à 1 bon Km du rivage qui abrite une saline auto-alimentée par résurgence maritime, car juste en deça du niveau des mers. On pénètre dans le site via un tunnel creusé dans un versant du cratère.


Le tunnel d'entrée
Le cratère
Les salines toujours exploitèes



Les couleurs, l’ambiance, les salines, sont un grand spectacle à vraiment apprécier. On peut même s’y baigner et flotter tel le bouchon jeté dans la mer morte, sustenté par une salinité hors norme.
Le sel rosé de Pedra de Lume



 

A noter pour la petite histoire, qu’il s’agit d’une enclave qui est restée territoire français jusqu’à l’indépendance en 1975, car exploitée par les Salins du Midi. Qu’elle est à l’origine de la colonisation de l’île en 1830.

comme en témoigme la chapelle du coin.


 

Car comme vous l’aurez noté le reste du caillou reste peu hospitalier

 

 Monte Leste.



Mais la vie est maintenant bien établie avec ses 15.000 habitants, et des écolières sont là pour assurer son avenir.
A noter les cartables très mondialisés..

.

 

Voli Sal 30 bornes sur 12 de large, avec Santa Maria au Sud, la piscine au NW et les salines à l’E.
 

Bon RDV sur San Nicolau où je vous conterais l’histoire de ces terres africaines perdues dans les mers…..

 


Salut Sandra à bientôt.
Via Sao Nicolau
Mars 2008  La Gomera en sifflotant el silbo.


La Gomera dernière étape de l'heptathlon canarien, véritable cône de 25 kms de diamètre haut de 1500m, à peine plus grande qu'El Hierro, située à quelques encablures dans le SW de la grande soeur Tenerife,

Virée canarienne en Licorne: dernière étape l'isla colombina (l'île ronde).



La Gomera , nom qui vient probablement de Gomer fils de Noé, est un très beau balcon pour admirer le maître des îles, l'immense Teide tenerifien qui culmine à presque 3900 m, number one  des monts hispaniques.

Le Teide vu de La Gomera.






Avant de vous faire visiter ce joli caillou, faisons une petite escale dans un des plus beaux mouillages canariens, la playa Erese au S de l'île, où règne une sérénité et un calme réservés aux privilégiés que nous sommes. Inutile de vous dire que l 'on est loin des cités balnéaires bétonnées de Tenerife et Gran Canaria....

la Licorne au mouillage d'Erese.


San Sebastian , la "gran ville" du coin n'a rien de l'effervescence de Santa Cruz ou Las Palmas, , il est bon de préciser qu'il n'y a que 19.000 indigènes gomériens sur toute l'île.!

San sebastian avec le Teide en toile de fond.

La paisible capitale, présente un petit port affublé d'une marina, où La Licorne se prélasse. On retrouve les belles façades bien flashies et les balcons boisés, caractéristiques des Canaries.


Les maisons de San Sebastian.


Les paysages gomeriens, sont caractérisés par de grands vallons encaissés (les barancos) agrémentés de palmiers, euphorbes , et autres cactés,  dominés par des pitons (los roques) basaltiques, témoins d'une volcanisme ancien et depuis longtemps apaisé.


Baranco d'Herminga
  Roque Cano à Vallehermoso.

Valle Gran Rey est certainement le baranco le plus spectaculaire et le plus joli, avec ses restanques. Sis sur la côte W de l'île, il débouche sur la station balnéaire la plus courue de La Gomera.
Valle Gran Rey.

Roque de Agando.





Au centre de l'île le Parc national du Garajonay, qui culmine à 1485 m. Joli parc, lieu de nombreuses rando in pedibus, voir VTT à travers une laurisilva primaire, que je ne vous présente plus.

Ballade en forêt.
Trek en sous-bois.
Rando en Laurisilva.


Bon, on ne peut quitter La Gomera sans parler du Silbo. C'est un des très rares langages sifflés encore pratiqués dans le monde. Malheureusement en voie de disparition complétement devenu obsolète depuis l'avenement des téléphones portables.
Depuis les guanches, pratiqué uniquement ici à La Goméra, ce langage sifflé portant à plusieurs kilomètres (10 bornes... avec des bons poumons) , permettait de communiquer de part et d'autres des barancos. Composé par des notes  épelant 4 voyelles et quelques consonnes, c'est un langage relativement élaboré, qui a survécu des siècles, et reste encore enseigné dans les écoles.

Gomerien ayant repéré una guapa de l'autre côté du baranco..........




Bon voili, les Canaries c'est fini..... Si Si.  Des îles  "y en a plus". Alors on résume

Ma Première est la plus volcanique
Ma deuxième est la plus Africaine,
Ma troisième est un Continent,
Ma quatrième est la plus haute de toute l'Ibérie
Ma cinquième, est la plus verte et mouillée,
Ma sixième la plus sauvage, un vrai nid pour fau(x)cons. 
Ma septième  est ronde et se siffle aisément.


Allez vous avez remis un nom sur chaque ?? non allez look at the track de La Licorne, qui nous a promené dans cette 3e étape macaronésienne, après Madère déjà vue, le Cap Vert bientôt visité, et les Açores bien connues.









CANARIES  El Hierro : l’île des rapaces

 

La plus pichounette des Canaries, la moins peuplée, la plus sauvage, et peut être celle que j’ai préféré avec un site incroyable : la côte nord, qui est un vaste arc de cercle dominé par des falaises de plus de 1000 mètres, probablement un hémi-cratère a semi englouti, bien qu’on parle d’un possible gigantesque glissement de terrain.



 

Ce fut l’île du bout du monde connu avant la découverte des Amériques. Sa pointe SO fut considérée comme l’extrémité du monde sous Ptolémée et fut alors affublé du méridien zéro.


 

Gouvernée par Valverde seule capitale qui n’a pas les pieds dans l’eau, siègeant à 700 m d’altitude, avec en corollaire : la tête souvent dans les nuages,  n’est qu’un gros village de moins de 2000 âmes. Photos

 

El Hierro et Valverde
 

EL golfo  se laisse découvrir du mirador de la Pena au NE, conçu par l’incontournable Manrique Photo  2, ou mieux de celui de Jinama à plus de 1200m. En plus d’une vue pour le moins superbe, on peut y ressentir si l’alizé de NE s’intensifie un peu, des accélérations véliques à plus de 60 Nds : démo video, ça décoiffe !!!!



Le Mirador de La Pena selon Manrique.

 
El Golfo vu de La Pena.

El Golfo vu de Jinama
Plus de 1000 m de falaise....

Allez je tente de vous montrer ça en video:


D’ailleurs il suffit de rencontrer quelques genévriers couchés par Eole (ce sont les fameux sabines) pour imaginer la puissance du Dieu des Vents.

  Arbre Mort de Rire qui  se gondole... ?? Végétal torturé souffrant "sa mère" ??? non Génevrier sculpté par Eole.

 

Inutile de vous conter la puissance de Neptune alias Poséidon quand il envoie ses déferlantes sur cette côte ouverte, je vous laisse juge.  (enfin....  bientot je pourrais vous montrer ça en video).

 

Le Golfo se poursuit plus au sud par une superbe route volcanique qui serpente via Sabinosa vers le phare de de Orchilla, à l’extrémité SW et où passait le méridien zéro de Ptolémée.


Côte NW
  Le Phare Orchilla

Côte W


El Hierro  offre par ailleurs de jolis décors et vues campagnardes photo de belles églises telle Nostra Signora de Los Reyes, ainsi que  de pittoresques villages de pêcheurs comme le Pozo de las Calcosas.

le bocage canarien.
Les murets en lavve du bocage.

 

ND de Los reyes.

Village de pêcheurs.



Les Guanches appelés ici Bimbache vénéraient  des arbres comme l’arbol del Garoé, superbe pin carrément sanctifié par les habitants.


L'arbol de Garoé.

 

 

Mais le maître incontesté de l’île  c’est lui : photo. Le faucon crécerelle règne ici dans les airs. Impossible de faire un pas sans être survolé par ce superbe petit rapace Je pense qu’on doit pouvoir en compabiliser des centaines, ce qui fera sans doute plaisir à Nicolas….. (non Jacques pas celui là, l’autre …the good one).

  Le maîttre du ciel d'El Hierro.




Allez zou, reste encore une épreuve à subir dans cet heptatlon, la 7e,....  l'île de La Gomera......

A bientôt. 



 

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